Concentration

Comment arrĂȘter de tout remettre au lendemain et se mettre enfin au travail

remettre au lendemain
Ecrit par Jean-Yves Ponce

Remettre au lendemain… C’est bien beau de parler cerveau, rĂ©ussite, de donner les meilleures techniques pour mĂ©moriser tout ce qui est possible, mais si vous n’arrivez pas Ă  vous mettre au travail, tout cela ne sert Ă  rien.

Si vous avez du mal Ă  vous concentrer, si vous ĂȘtes du genre Ă  travailler Ă  la derniĂšre minute (ou Ă  ne jamais commencer), cet article est pour vous. Si vous ĂȘtes Ă©galement perfectionniste Ă  l’excĂšs, ou si vous culpabilisez de vous amuser alors que vous devriez ĂȘtre en train de terminer ce boulot depuis longtemps, cet article est Ă©galement pour vous.

Ce flĂ©au, cela s’appelle la procrastination, peut-ĂȘtre connaissiez-vous dĂ©jĂ  ce terme. La procrastination, c’est un peu comme des sables mouvants. Une fois dedans, vous ĂȘtes pris de panique et vous essayez de vous dĂ©battre, mais vous vous enfoncez davantage. Il vous est de moins en moins facile d’avancer, jusqu’Ă  l’immobilisation complĂšte et l’Ă©touffement

(au fait, si vous vous voulez vous sortir des sables mouvants, vous devez avancer comme si vous gravissiez un escalier)

Votre petite voix intérieure qui vous dit de remettre au lendemain

Je ne sais pas si vous avez remarquĂ©, mais on se parle souvent Ă  soi-mĂȘme avant de commencer un boulot, une tĂąche, ou n’importe quoi. Constamment on se parle Ă  soi-mĂȘme.

Parfois vous vous encouragez :

« Allez vas-y tu vas y arriver ! »

Parfois vous vous démotivez :

« T’es con ou quoi ? »

Et souvent, vous vous faites la morale :

« il faut que je fasse ceci. Je devrais faire ça aussi. »

ConsĂ©quences : vous avez l’impression de vivre une vie faite de devoirs, remplie de « choses Ă  faire absolument« . Le travail en gĂ©nĂ©ral (que ce soit pour vos projets ou alors le travail exigĂ© de vous) vous ĂŽte toute sensation de libertĂ©, et pour relĂącher la pression, vous finissez devant la tĂ©lĂ©, devant internet Ă  surfer, ou Ă  jouer Ă  des jeux en ligne sans en avoir tellement envie/besoin au fond. RĂ©sultat : vous dĂ©cider de remettre au lendemain.

remettre au lendemain

Un jour, c’est plus possible.

Qu’importe le moyen que vous utilisez pour procrastiner, le rĂ©sultat est le mĂȘme : vous n’avancez pas dans votre vie et vous continuez de vous engueuler intĂ©rieurement.

Pour lutter contre ce phénomÚne, je vais vous donner une technique toute simple qui va vous donner de trÚs bons résultats pour résultats pour lutter contre votre procrastination, trÚs rapidement.

La technique de la reprogrammation

Vous procrastinez, vous remettez au lendemain et vous avez l’impression de passer beaucoup trop de temps sur des activitĂ©s inutiles. En fait, ces activitĂ©s ont une fonction. Elles vous libĂšrent du sentiment d’obligation et de la perte de libertĂ© qu’impose le travail qui vous attend.

Vous ĂȘtes capables du meilleur, au fond vous le savez bien, mais quand vous ĂȘtes obligĂ©(e) de faire quelque chose, vous avez une sensation de frustration qui monte. Vous vous sentez constamment Ă  DEVOIR faire des choses. Alors pour retrouver de la libertĂ©, vous faites ces activitĂ©s inutiles. Vous les faites en culpabilisant (parce que vous devriez ĂȘtre en train de travailler et cela vous angoisse) du coup votre travail n’avance pas, et vos loisirs sont sans plaisir.

Ce que je vous propose, c’est de reprogrammer non pas la façon dont vous travaillez (comme beauuuuucoup de livres/vidĂ©os/articles le suggĂšrent) mais de reprogrammer d’abord la façon dont vous vous parlez.

Cela peut paraĂźtre gentillet et un peu trivial Ă  premiĂšre vue, mais je vous garantis que c’est le point de dĂ©part si vous voulez vraiment reprendre les choses en main.

Suivez la technique ci-dessous :

Etape 1 : surveillez bien la façon dont vous vous parlez intĂ©rieurement, et guettez les « je dois faire ça » ou « je devrai faire ça » ou « il faut que je le fasse vite » etc. Toutes les fois oĂč vous vous mettez des obligations Ă  contrecoeur.

 Etape 2 : chaque fois que vous ĂȘtes confrontĂ©(e) Ă  l’une des affirmations prĂ©cĂ©dentes, transformez la. Choisissez de faire les choses ou non. Reprenez le contrĂŽle en choisissant de faire ce qui vous attend ou de ne pas le faire ! Mais prenez une dĂ©cision qui vient de vous et non d’une obligation extĂ©rieure.

Vous avez un rapport Ă  terminer ? Vous avez du temps devant vous ? Vous devriez le terminer maintenant ? D’ailleurs vous n’arrĂȘtez pas de vous le rĂ©pĂ©ter en boucle. Et bien choisissez de vous y mettre. Prenez un engagement envers vous-mĂȘme et transformez cette petite voix qui vous sermonne en :

« Je choisis de le faire maintenant, je m’engage Ă  y travailler 1h maintenant et 1h ce soir, aprĂšs manger. Je passe l’aprĂšs midi-dehors/sur l’ordi Ă  m’amuser »

ou bien :

« Je choisis de ne pas faire ce rapport. J’ai bien Ă©valuĂ© les consĂ©quences et je choisis de les accepter et de les encaisser ».

Vous devrez retrouver le choix. En retrouvant vos capacités à choisir, vous retrouvez un peu plus de liberté. Cette liberté diminuera votre procrastination ET la sensation de culpabilité que vous éprouverez lorsque vous aurez choisi de faire une autre activité en pleine connaissance de cause.

Etape 3 : engagez-vous avec vous-mĂȘme, mais de façon rĂ©aliste.

LĂ  ce n’est plus le patron ou le prof qui vous demande un rendu, c’est vous-mĂȘme. C’est vous qui avez choisi. Et vous ĂȘtes du genre Ă  tenir vos promesses. On peut compter sur vous. Vous ĂȘtes fiable (ou vous avez dans l’intention de le devenir).

Mais vous ne prenez pas pour autant des engagement irrĂ©alistes. N’oubliez pas que vous ĂȘtes dans des sables mouvants, vous devez vous en sortir comme si vous franchissiez des escaliers. Marche aprĂšs marche. Il ne sert Ă  rien de trop vouloir en faire d’un coup. Prenez dĂ©jĂ  l’engagement de reprogrammer systĂ©matiquement tous les « je dois faire ca » « je devrais faire ceci », « il faut absolument que je … » etc. par « Je choisis de… » pour la journĂ©e d’aujourd’hui.

Petit Ă  petit.

Je vous propose de tester systĂ©matiquement pendant 24H. C’est tout, juste une journĂ©e Ă  reprogrammer votre dialogue interne de la sorte ! Vous allez voir des rĂ©sultats qui vont vous surprendre. Peut-ĂȘtre allez-vous arrĂȘter de remettre au lendemain ?…

remettre au lendemain

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Lancement de SYNAPSE pour arrĂȘter de remettre au lendemain

SYNAPSE est une formation complĂšte de 82 jours dans laquelle vous apprendrez Ă  vous dĂ©barrasser de la procrastination, du travail Ă  la derniĂšre minute et de l’excĂšs de perfectionnisme qui vous empĂȘche de vous mettre au travail.

La conception de SYNAPSE a pris plus de 6 mois Ă  temps plein et s’enrichit constamment de modules bonus et de mini-formations. Mind mapping, Art de la mĂ©moire, techniques spĂ©ciales d’efficacitĂ©, toutes ont pour but de vous aider Ă  vous mettre enfin au travail et Ă  faire de vous une machine Ă  rĂ©ussir.

Tout cela pour dire que je ne prend que 30 inscriptions, alors choisissez (ou pas) de faire partie des 30 futurs Ă©tudiants de SYNAPSE, mais ne tardez pas non plus trop longtemps car la prochaine session ne sera pas en juillet comme je l’avais prĂ©vu mais…. beaucoup plus loin !

30 Ă©tudiants, cela me permet d’effectuer un suivi de qualitĂ© et de passer du temps avec chacun d’entre vous, de rĂ©pondre Ă  vos questions de façon rapide. N’oubliez pas que je fait tourner Potion de Vie et un boulot Ă  plein temps en parallĂšle (oui j’utilise les techniques de SYNAPSE pour faire tout ça !) alors dĂ©solĂ©, mais je ne prend que 30 inscriptions, pas plus !

Si vous savez déjà que vous voulez vous inscrire ou si vous voulez connaßtre le programme détaillé de SYNAPSE, cliquez ICI.

Je vous en reparle bientĂŽt !

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32 Commentaires

  • Oui, la procrastination est vraiment l’ennemi Ă  abattre. Si on ne passe pas Ă  l’action, tout le reste ne sert Ă  rien : les formations ne servent Ă  rien (c’est un formateur qui parle), les ebooks sur tous les sujets possibles et imaginables ne servent Ă  rien, le dĂ©veloppment personnel reste virtuel et donc ne sert Ă  rien. Evidemment on peut devenir un expert dans plein de domaines, mais un expert qui n’agit pas (donc qui n’a pas de rĂ©sultats) a peu de crĂ©dibilitĂ©… Bref, merci Jean-Yves pour ces bons conseils !!

    Christophe

  • Merci pour cet article rafraĂźchissant. Beaucoup plus que l’organisation et le gain de temps iI nous ramĂšne Ă  la notion de plaisir! Changer le regard que l’on pose sur les choses Ă  faire plutĂŽt que de lutter pour en mettre le plus possible.

  • Votre article est un petit remĂšdes pour beaucoup de paresseux ou pour ceux qui manquent d volontĂ© pour se mettre au travail.
    En effet beaucoup de personnes tombent dans l’inactivitĂ© faute de courage et de vouloir faire le premier pas pour commencer Ă  travailler…. 9a devient une habitude qui aliĂšne le corps et l’esprit et il est difficile de s’en dĂ©barrasser, sauf un hasard ou un choc violent pour l’en sortir.
    Peut-ĂȘtre cet article sera un bon choc pour faire sortir ces gens de leur Ă©tat passif et inactif.

  • Merci pour cet article
    Mais comme vous l’avez dĂ©jĂ  dit. On est dans le sable mouvant et c’est pas Ă©vident du tout.
    Comme choisir de faire une tĂąche tout en ayant conscience qu’on doit la faire ou refuser et en subir les consĂ©quences.
    Moi ce que je fais, c’est visualiser le rĂ©sultat final. ça m’aide beaucoup.

  • Bonjour
    ce qui est dingue avec la procrastination, c’est que tous ceux qui en sont ‘victime’ en ont conscience. c’est pas fou de se dire qu’on n’arrive pas Ă  y remĂ©dier alors qu’on a bien identifiĂ© le problĂšme ?
    En tout cas, je pense que ce genre de petits trucs doivent marcher, car ils changent notre rapport Ă  la tĂąche. Mais ça demande quand mĂȘme une dĂ©marche active. On n’a rien sans rien.

  • Ce que je constate, ce n’est pas tant le sentiment du devoir qui me fait repousser au lendemain que le manque d’information pour savoir comment faire : ex : je commence Ă  Ă©crire un roman, et puis je stoppe parce que soudain je n’arrive plus Ă  Ă©crire la suite : mĂȘme si je sais ce que je veux dire, c’est comme si je ne trouvais pas les mots, comme si je manquais de savoir-faire.
    Et c’est comme ça pour beaucoup de choses. Pour moi, procrastiner est une façon d’Ă©viter de me confronter Ă  mes manques.

  • Étant Ă©tudiant, la procrastination est aussi un problĂšme majeur, notamment dans mes Ă©tudes… !!!

    Alors, pour avoir eu l’opportunitĂ© de suivre la formation, je peux vous dire que j’ai vraiment appris des techniques trĂšs puissantes ! Je n’ai pas encore tout assimilĂ©, mais je suis carrĂ©ment sur la bonne voie ! (mon 2Ăšme semestre se passe nettement mieux !)

    Je sais ce qu’il faut que je fasse. Reste Ă  m’en donner les moyens.

    Merci Jean Yves pour ton boulot de qualitĂ© ! 🙂

    A bientĂŽt !

  • Merci, en voilĂ  de bons conseils. Je suis plutĂŽt adepte du « mini challenge », l’engagement dont tu parles. Quand on arrive au bout des choses on peut profiter de son temps libre pleinement sans culpabilisĂ©, comme tu dis!
    Bon, par contre, en ce moment j’ai du mal Ă  lutter contre les petites choses qui viennent me dĂ©concentrer comme mon tĂ©lĂ©phone ou les rĂ©seaux sociaux 😉
    je prend bonne note de la formation…

    • Justement les rĂ©seaux sociaux et le tĂ©lĂ©phone, j’en traite Ă  un moment. Et je suis tout Ă  fait en phase avec toi au sujet des mini-challenges, c’est d’ailleurs un point clĂ© de SYNAPSE, c’est effectivement en prenant les choses comme un dĂ©fi que l’on progresse plus vite 😉

  • IntĂ©ressant. Je ne connaissais pas la technique de la reprogrammation qui va peut-ĂȘtre me permettre d’arrĂȘter de procrastiner Ă  tout bout de champ. Surtout Ă  cause me addiction Ă  facebook. Parfois j’ai honte.

  • L’Ă©ternel problĂšme du choix… Il est clair que le choix rĂ©aliste doit ĂȘtre fait, mais la difficultĂ© est la mesure de ce qui l’est et ne l’est pas… Et lĂ  j’ai du mal. Il doit bien y avoir un critĂšre objectif, sans passer par une reprogrammation, qui permette de voir de façon Ă©vidente ce qui est rĂ©aliste ?

  • C’est une technique intĂ©ressante, qui impose un gros travail sur soi-mĂȘme. Il faut rĂ©ussir Ă  se mettre en condition et regarder plus loin que le bout de son nez. Si on prend l’exemple d’un Ă©tudiant, il faut regarder le gain qu’il y aura Ă  l’issue du travail demandĂ©: Si je rĂ©ussi mes Ă©tudes, je pourrai potentiellement trouver un bon emploi qui me permettra de subvenir Ă  tous mes besoins. Donc il est intĂ©ressant que je me mette Ă  Ă©tudier ce cours car c’est dans mon intĂ©rĂȘt pour l’avenir…

    Mais il faut admettre que c’est loin d’ĂȘtre facile 😉

  • Ha la la, la procrastination c’est terrible!!
    Merci pour cette article, ça donne de bonnes idĂ©es pour lutter contre ça. Pour moi ce qui marche pas mal c’est de faire un planning avec pleins de petites taches simple au lieu d’un gros dossier: je dĂ©compose une action en pleins de petites et je les fait petit Ă  petit…

    Sinon pour les sables mouvants je croyais que c’Ă©tait l’inversse, qu’il ne fallait pas bouger! Merci pour le conseil, je ne sais pas si ça va servie mais on ne sait jamais.

  • Pour Damien un peu plus haut : ben dis donc, elles ont l’air d’ĂȘtre flippantes tes Ă©tudes pour que tu sois obligĂ© de te raccrocher au fric que tu vas gagner, plus tard : le problĂšme, c’est que c’est maintenant que l’on vit, plus tard n’est pas motivant, pas plus que l’argent qui est une valeur fluctuante et jamais sĂ»re, en plus pas passionnante en soi : c’est quoi ce coup de blues que tu exprimes lĂ  ?

  • C’Ă©tait tout le problĂšme des sables mouvants justement, si tu bouges tu t’enfonces et si tu bouges pas bĂ© tu restes la…j’imagine q’il fallait ĂȘtre 2 avec un baton. La morale serait de ne jamais se balader dans des zones de sables mouvants tout seul.

    • Oui c’est ça.
      Ne nous enlisons pas dans les idĂ©es reçues sur les sables mouvants ! 🙂
      http://sornettes.free.fr/spip.php?article193
      Pour en sortir, il faudrait que je retrouve dans mes archives vidĂ©o : je me souviens d’un spĂ©cialiste qui montrait comment on pouvait s’en sortir seul en se couchant, puis en rampant. Ah, j’ai trouvĂ© ça :

      Des volontaires ? 🙂

  • Bonjour JY,

    la procrastination est un ennemi redoutable.
    Ta méthode pour lutter contre est intéressante.

    Personnellement lorsque je sens que je vais ou que je risque de repousser une tĂąche ou encore si je veux me motiver pour l’accomplir, je me concentre sur sur les points intĂ©ressants de celle-ci (j’en trouve toujours), sur son importance, ce qu’elle va apporter etc…

    En ce qui me concerne c’est efficace

    A bientĂŽt
    Amicalement
    Rémi

  • D’abord, la procrastination c’est terrible : il faudrait pouvoir prononcer ce mot. Ensuite dans les rĂ©sultats, c’est clairement expliquĂ© dans l’article… Comme vous le proposez, j’essaye de trouver un intĂ©rĂȘt immĂ©diat dans un chose qui me rebute Ă  faire, au moment de la faire (avant, je ne peux pas, trop de rĂ©sistances). ça va un peu mieux, je me lasse moins vite je dirai, lmerci pour m’avoir donnĂ© l’idĂ©e du fun.

  • Bonjour JY,
    C’est beaucoup d’effort Ă  faire sur soi-mĂȘme, ĂȘtre pugnace. EN revanche, il y a nĂ©cessairement des Ă©lĂ©ments remis au lendemain si l’on ne veut pas devenir exclave du travail (je vous assure qu’aprĂšs 12 heures de travail journalier, j’ai besoin de faire un break et de remettre Ă  demain ce qui n’est ni important, ni urgent).

  • Remettre au lendemain, puis Ă  la semaine prochaine,… et ainsi de suite, pour ne plus rien faire du tout. J’ai connu cette pĂ©riode. Et c’est vrai que la technique de reprogrammation fonctionne trĂšs bien. Attention de rester vigilent et ne pas retomber dans ses vieux dĂ©mons.

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