Confiance en soi

Les 3 formes de stress et comment les guérir

Ecrit par Jean-Yves Ponce

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Le stress est causé par des évènements extérieurs qui nous provoquent des émotions négatives. S’il n’est pas combattu, il mute, tel un virus, et peut à lui seul ruiner n’importe quel projet de vie et/ou professionnel.

Voyons ensemble le cheminement du stress selon le modèle BPS de G. L Hengel.

 

  • Phase 1 : Le stress vient de l’environnement. C’est de l’énergie émotionnelle négative (Peur, colère, frustration, jalousie, inquiétude etc.)

 

Les petites situations de la vie quotidienne auxquelles nous sommes confrontés tous les jours. Ce collègue qui nous énerve, Les examens qui approchent ou bien les pensées de type  « vais-je finir seul(e) et triste? » par exemple.

 

Remède :

A ce stade, nous avons les pleins pouvoirs. Tout ce dont nous avons besoin, c’est de prendre une décision. Nous pouvons limiter les échanges avec le collègue désagréable (quand c’est possible), mettre les choses au point, etc.

En ce qui concerne les examens, plutôt que de se focaliser sur l’échec, on peut utiliser son énergie à chercher la meilleure façon de réviser.

On peut considérer l’échec d’un point de vue neutre également. Concrètement, ma vie va t-elle être vouée au désastre à cause d’un recalage à cet examen?

Quant à la pensée de finir seul(e), tant qu’elle n’est que passagère, elle n’est ni anormale, ni dangereuse. On peut se botter les fesses pour sortir, s’entourer d’amis, et refuser de tomber dans le schéma de la lamentation.

Nous avons ici la possibilité de dire NON au stress, de prendre du recul et d’agir en conséquence sans attendre. C’est ce que j’appelle « la peau dure » comme je l’évoque dans la formule potion de Vie

 

  • Phase 2 : Le stress devient un problème psychologique. Lorsque l’on ne prend pas de décision vis à vis du stress, celui-ci s’insère en nous et avec le temps, il devient une composante de notre personnalité. Le pessimisme teinte notre vision du monde et paralyse un peu plus notre capacité à prendre des décisions.


Arrivés ici, nous avons encore les moyens de retrouver la sérénité, mais les efforts à fournir vont au-delà d’une simple décision.
Le problème est devenu une partie de notre culture et bien souvent, un accompagnement (coaching par exemple) ou une thérapie courte est nécessaire pour faire régresser le problème en phase 1.

 

Bien souvent, des gens arrivent à ce stade et prennent conscience qu’un problème leur fait du mal. Alors ils lisent des livres de développement personnel ou des conseils de sagesse populaire en espérant retrouver la route qu’ils ont quittée.
Lorsque cela fait des mois qu’on se retrouve quotidiennement à éprouver une peur panique à l’idée de finir seul, dire NON au stress ne suffit plus.
Remède :

Une remise en question longue est nécessaire. Bien souvent, un accompagnement et des thérapies courtes avec un professionnel sont conseillés.

Le temps qu’un changement d’état d’esprit durable s’opère et parvienne à faire régresser le stress en phase 1, où il suffit d’une simple décision pour ne pas être de nouveau affecté.

 

  • Phase 3 : Le problème psychologique devient un problème biologique. Lorsque l’on évite toute remise en cause et tout accompagnement suffisamment longtemps, le problème devient alors biologique.

 

Dépression grave, insomnies, idées suicidaires, phobies sociales, maladies.
Le stress est devenu permanent.
Peut-être que l’on s’est réfugié dans l’alcool ou la drogue pour ne pas y faire face, peut-être que l’on n’a pas eu assez d’énergie pour lutter et que l’on a accepté un sort malheureux par fatalisme, toujours est-il qu’à présent, nous ne pouvons guérir seul.

 

Le problème s’étend à d’autres domaines et siphonne le peu d’estime de nous-mêmes qu’il nous reste à ce niveau. C’est comme posséder un ordinateur dont le disque dur a été corrompu. Il y a de grandes chances pour que nous devions le remplacer, le réparer, pour permettre à nouveau un fonctionnement optimal.

 

Remède :

 

Une thérapie longue est indiquée, avec possiblement des médicaments ou des médecines alternatives pour réguler le problème. Seul, il est impossible de faire régresser le problème en phase 2.
C’est comme demander à un alcoolique d’arrêter de boire tout seul, sans aide.
Parfois un accident de vie provoque une prise de conscience, mais faut-il en arriver là?
Un petit dessin synthétisant mon post pour finir (cliquez pour agrandir) :


sing-post-cta-potion-de-vie

14 Commentaires

    • Tu as raison Rémi,
      Le stress reste une source d’émotion négative, mais nous avons le pouvoir de le transformer en une force positive. Transformer la peur en courage et la colère en assertivité par exemple.
      Ce sera l’objet de prochains articles 🙂

  • Bravo pour ton article auquel j’adhère entièrement.

    En revanche, je ne suis pas d’accord avec la notion de stress positif à laquelle tout le monde a l’air de donner tellement de crédit. le stress est du stress. Point.

    Je préfère appeler cela de la motivation et la motivation est autrement plus positive que le stress car inconsciemment le mot stress nous STRESSE qu’on le dise de toutes les façons possibles. On en revient toujours là.

    Je crois que l’on confond tout. Se motiver parce que nous avons un rapport à rendre est autrement plus positif que dire « je vis un stress positif parce que j’ai un rapport à rendre »

    Cette théorie n’engage que moi et quelques autres psys

  • Le stress n’est pas seulement de l’émotion négative, le stress est une agression de notre environnement physique et relationnel. Un air inadéquat, un sommeil insuffisant, une hydratation insuffisante, une nutrition inadéquate, un manque de mouvement sont autant de facteurs de stress que la non maîtrise de notre environnement relationnel.
    En apprenant à maîtriser l’ensemble des facteurs qui agissent sur nous (physique et relationnel) nous arrivons à lutter efficacement contre le stress.
    Et vous quel air respirez-vous chaque jour, quelle eau buvez-vous, quelle qualité de sommeil connaissez-vous, que mangez-vous et comment bougez-vous?
    Être en forme, avoir de l’énergie, de la vitalité et de l’envie d’entreprendre est la base pour lutter contre tout stress.

    • Salut Rudolf et merci pour ton commentaire,

      Tu as raison de mentionner le rôle de l’environnement dans la formation du stress. J’aurai dû le mentionner c’est vrai, je ne me suis attaché qu’à la personne.
      Tellement de choses à dire et si peu de place !

      Merci de ta contribution, car cela pourra faire l’objet d’un prochain article pour compléter celui-ci 🙂

  • Vraiment un sujet intéressant mais très très complexe!!
    En tout cas merci pour ces explications les articles à ce sujet de cette qualité sont rares sur internet.

  • Bonjour,
    Le stress diffère d’une personne à l’autre. Donc pour certains, même les décisions quotidiennes ordinaires semblent infranchissables. Jusqu’à même prendre la simple décision quoi se mettre sur le dos pour la journée, donc, totalement dysfonctionnelle.
    D’un autre côté, il y a des gens qui ont l’air de prospérer en étant sous stress et qui deviennent beaucoup plus productifs. La pression les stimule. En conclusion, pour certains le stress à ces cotés négatifs, et finis par apporter son lot de maladie, mais, pour arriver à vous en débarrassez, vous allez devoir l’identifier à sa source et prendre les mesures nécessaires pour vous en délivrez.

  • Je rejoins Sylvianne, le stress n’a rien de positif, surtout si on ne sait pas comment le gérer…

    Les affirmations positives sont un trés bon moyen pour lutter contre le stress …

  • Merci pour cet article ! Effectivement suivant les gens, le stress peut être source de productivité ou totalement l’inverse ! La plupart du temps la vapeur s’inverse très vite. Et quelqu’un qui se soumet volontairement au stress pour avancer peut se prendre un retour de manivelle qui fait très mal (« burn out » par exemple).
    Dans les medecines alternatives pour vaincre le stress, je citerais la sophrologie. C’est en plus une pratique qui s’adapte aux formations d’entreprise et aide les gens sur leur lieu de travail.

  • Bien vu cet article, les niveaux de stress différents sont bien décrits.
    On parle ici de mauvais stress, car il y a aussi un stress positif qui pousse l’individu dans ses retranchements et permet de cerner ses limites. Il est un catalyseur pour déployer une énergie, un mouvement positif au moment opprotun.
    Bravo en tout cas pour cet article que je ne connaissais.
    Bonne contiunuation.
    Fred

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