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Bonjour à toutes et à tous,

 

Non il n’y a pas d’erreur dans le titre et je ne suis pas devenu fou. Mais merci de vous inquiéter.

Aujourd’hui vous allez prendre le départ d’une course. Laquelle ? Peu importe, c’est vous qui décidez. Inutile de sortir vos baskets (sauf si vraiment c’est ce que vous désirez par-dessus tout) je vous parle ici de « course » au sens figuré.

 

Quel fantôme vous hante ? (A vos marques…)

 

Est-ce que votre cerveau a déjà été hanté par un fantôme ? Je veux dire par là une idée, un plan, un projet, qui est resté en arrière plan de votre quotidien pendant quelques temps.

Ces petits trucs que vous aimeriez bien faire mais qu’en fait, vous hésitez tellement qu’au final vous ne le faites pas.

 

Ca m’est déjà arrivé lorsque je me demandais si c’était une bonne idée que j’aille faire un peu de sport. C’était il y a quelques années. Comme tous les mecs je voulais avoir l’air sexy avec des abdos en béton façon tablette de chocolat etc.

J’ai mis je ne sais combien de mois à franchir le cap. Et si je n’avais pas été pris d’une « impulsion » décisive à un moment précis, je n’aurai peut-être jamais décidé de me lancer.

Cette impulsion vous l’avez quand vous achetez une maison ou prenez un appart. Et d’un autre côté vous mettez super longtemps à choisir votre voiture d’occasion qui vaut 10 fois moins cher. Est-ce logique ?

Pour la maison, vous avez eu le fameux coup de cœur, pour la voiture il faut bien prendre son temps hein ?

Alors vous restez là avec ce fantôme qui vous hante et qui vous répète inlassablement « Je devrai ? Je devrai pas ? »


Du coup votre cerveau fait ce que vous lui demandez, il vous fournit des arguments et des contre-arguments. En boucle. A moins que la réponse ne soit déjà toute vue, votre fantôme reste dans la balance du pour et du contre jusqu’à ce que vous preniez une décision (ou jusqu’à ce que vous oubliiez)

Vous êtes le/la seul(e) qui puisse trancher.

Le fantôme, ce n’est rien d’autre que de la procrastination.

Et comme vous n’êtes pas sûr(e), vous attendez que la balance penche à 90% en faveur d’une décision.

Heureusement, il existe une technique secrète enseignée par les moines Shaolin du Vénézuéla au nom poétique :

 

La technique du Barbare (Partez !)

 

« Moi j’ai pas hésité, j’y suis allé à la salle de sport » 

 

Les barbares ils cognent, et ils réfléchissent après. Et là j’ai déjà perdu 95.6% de mon lectorat féminin. Et pourtant c’est une technique qui peut aider tout le monde et même si elle a un nom bizarre, donnez lui une chance !

Give barbarians a chance !

 

Bon déjà il ne s’agit pas de « cogner » mais de trancher la question qui vous hante. Pour cela vous allez procéder en deux étapes :

1-      Abaissez votre niveau de certitude de 90 à 70% avant de prendre une décision.

2-      Accordez-vous une journée spéciale.

 

 

Abaissez votre niveau de certitude

 

Vous avez remarqué que quand vous attendez d’être vraiment sûr(e) et certain(e) de quelque chose avant d’agir, et bien vous n’agissez que peu ? C’est normal.

 

Ma dernière hésitation de ce type : Dois-je ouvrir une assurance-vie ? J’ai gagné un an en abaissant mon niveau de certitude à 70% au lieu de 90%.

Et un an de placement en plus, ca peut tout changer quand on doit attendre 8 ans dans le cas de l’assurance vie.

Pareil pour le sport, j’ai gagné facilement quelques mois de tergiversation en abaissant mon niveau de certitude nécessaire. Par contre, j’ai toujours pas les tablettes, mais ca, c’est une histoire d’alimentation 🙂

 

Comment j’ai fait pour me décider plus rapidement et abaisser ce fameux « niveau de certitude » ?

 

J’ai fait deux choses qui marchent et qui marcheront également pour ce qui vous hante :

 

Donnez une date limite à votre cerveau :

Si vous ne donnez pas à votre cerveau de date limite de réflexion, le cycle « argument pour/argument contre » dont je vous parlais plus haut ne cessera jamais. Dès que vous avez un fantôme qui vous hante l’esprit, envoyez votre barbare intérieur qui lui lancera un ultimatum.

 

 T’as 24h pour sortir d’ici, Jack.

Passé le délai de votre choix (n’abusez pas la durée tout de même) vous devez  avoir pris une décision.

C’est l’idée.

 

La deuxième chose que je vous conseille fortement, c’est de vous allouer une journée spéciale consacrée rien qu’au fantôme qui vous hante.

Vous hésitez si vous devez vous mettre à faire un régime ? Prenez une journée pour étudier la question, lire tout ce que vous pouvez, tous les témoignages, tous les avis possibles, toute la documentation, tout le temps, toute la journée.

 

Quel va être l’effet ?

 

Vous allez dégouter votre cerveau plus ou moins rapidement. Vous allez faire une overdose d’information et il se peut qu’en une heure (alors que vous aviez prévu une journée spéciale) vous soyez tellement fatigué(e) de votre fantôme que vous allez arrêter.

 

Etes-vous prêts ?

 

A la suite de cela 3 choses :

1-      Votre cerveau va épurer les arguments « pas si importants que cela » et ne vous donner que les plus importants. C’est de votre faute, vous l’avez traumatisé, alors il n’a pas envie de repartir dans des recherches d’informations qui vont vous dégouter.

2-      Si votre fantôme survit à cette overdose et continue de vous hanter, vous avez une bonne indication de ce que vous devez faire…Prenez date pour transformer votre journée spéciale en « journée essai réel ».

3-      Si une journée n’est pas suffisante et que vous en redemandez… ouvrez un blog, une chaine de télé ou un programme spécial et lancez vous immédiatement. Sans le savoir, vous venez de mettre le doigt sur une passion.


Ces deux petites astuces combinées vont participer à réduire votre taux de certitude. C’est-à-dire que vous allez prendre vos décisions plus rapidement et devenir un peu plus « faiseur » (action taker) et un peu moins « penseur ».

 

La plupart des trucs que vous lisez vous disent juste « passez à l’action ! ». Ca n’aide pas trop à mon sens. Ca rentre dans la catégorie : « oui c’est vrai, je devrai agir », mais si ce n’est pas matérialisé en méthode/programme avec des noms un peu fun et présenté sous forme de jeu/défi cela ne restera que pensées.

Je sais que pas mal de gens ont acheté ou vont acheter des livres (y compris le miens) tout ca pour les poser dans la pile des « à lire un jour » et ne jamais les appliquer.

 

C’est vraiment la plaie et ca porte un nom barbare (ho tiens le revoilà) : la procrastination. J’ai vraiment envie d’apporter une vision un peu différente de que l’on peut lire habituellement. Est-ce que vous trouvez que ma façon d’aborder les choses est intéressante constructive ? Ou au contraire sans-intérêt et voué à l’échec ?

 

13 réponses
  1. Jérôme
    Jérôme dit :

    Bonjour

    Tu vois les choses exactement comme moi. Si on attend que la situation soit favorable à 100%, on ne passe jamais à l’action.

    Mais ta façon de présenter les choses (je parle du fantôme là) est originale. Sympa.

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  2. Jean-Philippe
    Jean-Philippe dit :

    Merci Jean-Yves pour cet article et cette technique ! On en parlait justement avec Dorian et c’est aussi une de mes tactiques favorites. 😉

    Répondre
    • JY Potion de vie
      JY Potion de vie dit :

      Salut Jean-Philippe !
      Je sais que tu as pas mal bourlingué et c’est vrai que si tu n’avais pas agi ou si tu avais trop réfléchi avant, ton parcours aurait été radicalement différent. Après bon, le nom de la technique n’est pas la plus poétique qui soit, mais elle est assez facile à mémoriser, c’est le but 🙂

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  3. Claire (Univoix)
    Claire (Univoix) dit :

    Bonsoir Jean Yves,

    Hé bien moi je fais partie des 4,4% de filles qui sont restées jusqu’au bout… 😉
    Non la technique du barbare (bourin?) ne m’effraie pas le moins du monde. Pour moi qui ait tendance à trop intellectualiser (qui a dit procrastiner ?).

    Tu soulèves aussi le fait de peser le pour et le contre. Certaines études ont démontré que lorsqu’on prend une décision sans réfléchir, à l’instinct, on parvient exactement à la même décision que si on l’avait prise à la suite d’une longue réflexion. Parce qu’inconsciemment, tu as déjà la réponse en toi et tu la justifies ensuite de façon intellectuelle (et souvent les « contre » que tu objectes sont le reflet de ta peur d’agir… bref procrastination comme tu le soulignes).

    Du coup, pour ma part, j’essaye de plus en plus de prendre mes décisions sur l’instant (je fixe la limite que tu conseilles à 2 mn maxi), et je me dis : je le sens ou pas. C’est aussi simple que ça et redoutablement efficace. Je cherche à faire appel à mon inconscient. (bon le risque avec cette technique c’est aussi parfois de prendre ses peurs pour une « réponse »)

    Merci pour ce partage
    Et bonne soirée

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    • JY Potion de vie
      JY Potion de vie dit :

      Salut Claire,

      Et bravo pour faire partie des 4.4% 😉
      Tu as raison sur ces études, je les avais lues aussi !! En plus agir, te permet de retirer plus de choses de tes erreurs (au cas où ca tourne mal)

      Tiens en parlant, je commence à mettre en pratique UN de tes petits trucs pour la voix en ce moment… l’espace entre les dents et la langue, vu que j’ai tendance à macher mes mots, je sens une différence !

      Répondre
  4. philippe
    philippe dit :

    Bonjour Jean-Yves,

    Complètement d’accord pour l’histoire de la date limite. Si on « fera ça un jour », il y a peu de chances qu’on y arrive vraiment.

    Maintenant je trouve ça assez étonnant, en ce qui me concerne du moins, c’est que parfois, pour des grosses décisions je peux les prendre très rapidement, presque comme un coup de tête, mais parfois pour des décisions moins importantes, ça me prend des plombes avant de me décider.

    Parfois quand c’est des décisions qui impliquent pas mal de changements derrière (par exemple, partir un an comme volontaire au fin fond de la Thaïlande perdu dans les montagnes, ou quitter mon boulot pour me faire un voyage de plus d’un an), j’ai le coup de coeur, le feeling, je me dis « c’est ça que je dois faire ».

    Par contre pour la mise en place, ça peut prendre un peu de temps: je laisse murir sans vraiment y penser, et puis un jour je me dis: c’est bon, c’est parti…

    Et là, je ne me pose même plus de questions sur ce qui peut se passer après, donc le barbare, là, il n’a pas que tranché dans le vif, il a carrément débranché le p’tit vélo qui a une facheuse tendance à me faire peser les pour et contre. 😉

    Répondre
    • JY Potion de vie
      JY Potion de vie dit :

      Exact Philippe,

      Je suis un peu pareil que toi pour les décisions. Parfois je prend des décisions très rapidement alors qu’elles peuvent être lourdes de conséquences et pour des broutilles je prend du temps inutile

      J’ai identifié trois sortes d’explication au phénomène de décision anormalement rapide :

      1- Tu te décides vite parce que dans ton esprit, tu avais déjà atteint un % de certitude suffisant avant même de soupeser les arguments.
      2- Tu te décides vite car c’est une décision stressante. Pour éviter éviter le stress, tu décides.
      3- Tu te décides vite car tu es conscient que d’habitude tu te décides lentement. Tu prends le contre-pied.

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  5. philippe
    philippe dit :

    Bonjour Jean-Yves,

    Pour moi en général, c’est plutôt le premier cas, mais pas forcément consciemment.

    Ce qui est génial avec le subconscient, c’est que lui, il sait…

    Il analyse beaucoup plus d’infos que le conscient, et en général, si on l’écoute (= on diminue le volume du ch’ti vélo dans la tête), les décisions nous correspondent beaucoup plus, au moment où on les prend.

    Pour moi, ce qui est le moins facile, c’est de baisser le son du p’tit vélo 🙂

    Concernant les deux autres, ça me parle moins. Et en plus, de décider soi par contre-pieds, soi juste pour éviter un stress, je trouve qu’on plus de chance de se planter.

    Mais là, c’est juste mon avis perso. 🙂

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  6. marie-claire
    marie-claire dit :

    Excellent article! Je suis une femme, et je me demandais justement comment mon mari s’y prenait pour passer à l’action, alors que moi. j’étais tetanisee, complètement paralysée! Avec ton analyse, je comprend mieux…lol. je vais utiliser ça dans le cadre de ma reprise d’études: je devrais, ou pas? C tranché, à l’attaque!

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  1. […] aller plus loin, je vous suggère la technique du barbare […]

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