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Apprendre l’histoire facilement, la technique de Clément

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Ecrit par Jean-Yves Ponce

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A la fac, apprendre l’histoire est tout sauf facile. Vous êtes vite noyé sous un flot de dates ininterrompu et vous arrivez vite à les confondre. Pour certains, ca va. C’est comme s’ils étaient nés avec l’histoire dans le sang. Mais pour d’autres, dont peut-être vous, c’est une toute autre « histoire » justement !

Parmi les lecteurs de Boostez votre mémoire : mémorisez l’impossible en vous amusant se trouve Clément.

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Clément suit Potion de Vie depuis des années, connait et pratique les techniques de mémorisation depuis le début, qu’il partage sur son blog « Hacker ses études« , et il se trouve qu’il les utilise sans modération pour apprendre l’histoire d’une autre manière : une manière plus efficace. Clément vous présente ci-dessous sa technique ultime et son retour d’expérience dans cette matière.

Apprendre l’histoire : témoignage et technique de Clément

Aujourd’hui, nous allons parler de mémorisation en fac d’histoire ! Mais avant cela, commençons par une petite présentation : je m’appelle Clément, je suis en troisième année de licence d’histoire et je me suis passionné pour les méthodes de mémorisation, d’apprentissage et d’organisation…

Leurs applications me permettent de tourner autour de 15 de moyenne tout en disposant de beaucoup de temps libre, afin de faire du sport, de participer à des associations ou… de faire la fête (mais chut, c’est un secret ;).  Aujourd’hui, je vais surtout vous montrer comment utiliser l’art de la mémoire pour apprendre l’histoire, et je vous donnerai même un extrait de mes cours en exemple (à la fin de l’article). C’est parti !

Apprendre les dates

 

On va commencer avec un bon gros stéréotype : les dates ! En fac d’histoire, on ne demande plus aux étudiants d’apprendre des listes de dates par cœur… Les profs sont plutôt indulgents même si on se trompe de quelques années. Mais les dates sont restées le symbole de la discipline historique. Alors, comment les mémorise-t-on ?

La technique la plus efficace pour apprendre l’histoire et les dates, mais qui demande un peu de travail, consiste à associer un personnage à chaque nombre entre 0 et 100. J’ai utilisé le Dominic System pour cela, c’est-à-dire que j’ai fait correspondre les nombres avec les initiales de mes personnages. Par exemple, A = 1, B = 2… Donc 11 est une personne avec les initiales « AA ». Pour moi c’est Alexander Astier, l’acteur qui incarne le Roi Arthur dans la série Kaamelott. Il ne reste plus qu’à insérer ce personnage dans une image mentale plus vaste, comprenant l’évènement à mémoriser.

Prenons un exemple simple : la déclaration d’indépendance des États-Unis, en 1776. Pour info, le 7 peut se décliner « G » ou « J » dans mon système, et le 6 correspond à « S »

J’imagine le vaisseau spatial d’Independence Day arrivant près d’un ami américain qui hurle. Alexandre le Grand (AG = 17) lui met la main devant la bouche pour le faire taire. Heureusement, Jack Sparrow (JS = 76) arrive sur le Black Pearl et coule le vaisseau spatial. C’est mon imagination, tout est permis pourvu que je retienne la date. Et avec une scène aussi loufoque, aucun problème 😉

Si vous n’avez pas envie de vous encombrer d’un système de 100 personnages pour apprendre l’histoire(qui se construit pourtant rapidement), je vous propose de choisir une association pour chaque chiffre de 0 à 9. Cela ne vous donne que 10 associations à former.

Reprenons 1776 : on garde la soucoupe volante qui approche, menaçante. Mais cette fois-ci c’est Harry Potter qui se met en travers de son chemin (voyons, 7 est le chiffre magique par excellence, d’ailleurs la saga ne compte que 7 tomes). Il lance un sort compliqué et réussis à transformer la soucoupe en saucisse géante ! Saucisse, six… La sonorité est assez proche pour que l’image fonctionne. Et vous venez d’obtenir 76. Ce système est plus simple à utiliser, mais vous devez visualiser deux fois plus d’images mentales qu’avec le premier.

L’histoire, c’est bien plus que des dates !

 

On vient de voir comment mémoriser une date facilement. Pas de problème jusque là ? Non ? Parfait ! Mais, vous savez, apprendre l’histoire revient à apprendre beaucoup plus de choses que des dates… Voici quelques exemples tirés de mes années de licence :

  • Des noms : certains sont très faciles à mémoriser. Pour Louis Loucheur, prenez votre ami Louis et faite-le loucher. Fin. Par contre, si vous avez à mémoriser Richard Coudenhove-Kalergi, il est temps de se creuser les méninges. J’imagine un richard (le personnage stéréotypé des jeux pokémons, mais vous pouvez prendre quelqu’un de riche que vous connaissez), le coude en l’air car une colombe (Dove en anglais) vient se poser dessus. Mais il y est allergique et pousse un énorme éternuement. Vous allez peut-être trouver cet exemple tiré par les cheveux. C’est normal, c’est mon exemple, c’est ce qui fonctionne avec moi. Vous devez créer le vôtre pour qu’il soit parfait.

 

  • Des événements : vous avez vu comment procéder avec la déclaration d’indépendance des États-Unis. Si vous désirez vous faire la main et apprendre l’histoire des événements, mémorisez le traité de Ryswick de 1697, où Louis XIV gagna entre autre l’actuel Haïti.

 

  • Des tendances : le renforcement de la théocratie pontificale au 13e siècle. Un intitulé qui peut laisser perplexe, mais qui est très simple à mémoriser : j’imagine mon cousin Théo en dangereux criminel, se trouvant sur un pont, cerné par la police qui appelle des renforts. C’est finalement mon personnage-image pour le nombre 13 (Ace, du manga One Piece) qui vient l’arrêter.

 

  • Des tas d’autres choses : des concepts, par exemple, comme la différence entre la grâce nécessaire et la grâce suffisante. Je ne vais pas entrer dans les détails ici, mais quand pour apprendre l’histoire, on nous demande vraiment de mémoriser tout et n’importe quoi. On ne s’ennuie pas 😉

Apprendre l’histoire… exemple vécu

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Pour finir cet article, je vous propose de jeter un coup d’œil sur un extrait d’un de mes cours, celui de la construction européenne :

Initiative Emile Mayrisch : veut créer une EIA -> Entente internationale de l’acier. Cette institution existe de 1926 à 1940. Le but était de faire coopérer les grandes industries allemandes, luxembourgeoises, françaises et belges. Cette entente va fonctionner : on se met d’accord sur les importations, les prix… C’est le prédécesseur de la CECA. Mais pas d’entente entre les états. Les relations économiques s’intensifient jusqu’aux années 1930 mais on a uniquement des ententes partielles. On a l’idée d’un grand espace économique européen mais ce projet échoue car il y a encore trop de méfiance entre les états.

Mayrisch crée un comité franco-allemand d’information et de documentation. Pour changer l’état d’esprit des Européens, ce comité organise des rencontres entre les élites : politiciens, intellectuels, économistes… Mayrisch initie des cercles de réflexion. Mais au-delà de ses rencontres pas de réalisations concrètes.

L’extrait que je viens de vous présenter comporte 134 mots. Le cours total en fait 9 300, et il ne s’agit que de la moitié d’une des 11 matières que j’ai à apprendre (ah ? vous ne voulez plus venir en fac d’histoire finalement ?). Autant posséder de bonnes techniques pour mémoriser cette somme d’informations.

Première étape : sélectionnez les données à retenir. Ici, il suffit de mémoriser les passages que j’ai surlignés. Il s’agit de notions-clefs. Par exemple, si j’apprends qu’une Entente internationale de l’acier a existé entre 1926 et 1940, je sais qu’il s’agit du prédécesseur de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier), pas besoin de surligner cette partie du cours. Pareillement, je sais que l’Entente a échoué parce que personne n’en parle jamais et que la Seconde Guerre mondiale lui a fait perdre toute raison d’être. Ce n’est donc pas la peine de créer une image mentale associé à l’échec.

Deuxième étape : choisir un palais de mémoire où déposer l’information. On peut s’en passer et utiliser seulement la méthode des associations, mais la technique des palais de mémoire reste plus puissante et l’information est mémorisée de façon plus durable. Donc choisissez votre palais de mémoire, puis…

Troisième étape : peuplez votre palais mental de scènes exceptionnelles vous permettant de retenir votre cours. Par exemple, je vais placer l’Entente internationale de l’acier sous le porche de ma fac. J’imagine quelqu’un mettant de façon exagéré sa main près de son oreille en hurlant « Je n’entends rien, parlez plus fort !» tandis que les communistes à qui il s’adresse sifflent l’Internationale. Ce sifflement irrite un pokémon acier qui décide de quitter les locaux de l’université. Et voilà. Simple, non ?
(Au passage, vous pouvez noter que je rentabilise au maximum les centaines d’heures passées à jouer à Pokémon étant petit 😉 ).

Il suffit de suivre la même méthode avec toutes les notions-clefs, et vous mémorisez votre cours rapidement et surtout durablement, ce qui est très utile lorsque l’on vous donne plusieurs contrôles sur le même sujet.

J’espère que l’explication vous a plu. En fin de compte, apprendre l’histoire est assez simple une fois que l’on maitrise les bonnes techniques. N’hésitez pas à poser toutes les questions que vous souhaitez, j’y répondrai avec plaisir !

Je vous explique comment étudier moins mais mieux sur mon blog hackersesetudes.fr, en vous dévoilant des techniques d’organisation, d’apprentissage et de mémorisation.

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6 Commentaires

  • Salut, Clément, je suis Ernesto Bolivar, élève de seconde ou secondaire 2 dans un pays où le système éducatif est français ( Haïti), et j’ai une bonne mémoire car je mémorise par cœur des tonnes de leçons et j’arrive à m’en rappeller des mois, voir des années après. Mais je veux bien prendre vos techniques en admettant qu’ils me permettront de mieux développer les capacités de ma mémoire. Alors comme je te l’explique je suis donc débutant dans les techniques de mémorisation, je voudrais que tu m’aides, que tu me dises les étapes à suivre pour devenir un pro comme toi et Jean-Yves.

  • Salut, c’est encore moi, il s’est avéré que j’ai tésté vos techniques et que je les trouve fun. Mais il y a un petit problème, c’est que j’ai peur de commencer à les utiliser et à balayer le par cœur, car je ne veux pas qu’ils ne soient aussi éfficaces que je le crois. Puis quand arrivera l’heure des exposés je ne veux pas passer des heures à essayer de me rappeler mes images mentales. Merci de me répondre svp. Et Jean-Yves merci pour tes méthodes en cinqs jour. Vraiment maintenant je comprends très bien, et je peux même en créer

    • Salut Ernesto,

      Ne te met pas à apprendre tous tes cours avec les techniques de mémorisation, essaye plutôt de commencer par l’un d’entre eux. Puis si les techniques de mémorisation fonctionnent (et je suis sûr qu’elles fonctionneront), tu pourras passer progressivement aux autres matières.

      Le plus important, c’est que tu utilise les techniques qui fonctionnent pour toi. Par exemple, tu peux utiliser les techniques de mémorisation pour les examens écrits, mais garder le par cœur pour les exposés. C’est à toi de choisir 😉

      • Merci beaucoup pour vos conseils, et c’est pas que j’aime tant le par cœur c’était juste de la peur. Mais maintenant ça va et Jean-Yves un grand merci pour ta méthode en 5 jours. Figure toi que j’ai un exposé de physiologie pour la réouverture et devines quoi ( j’ai décidé de le faire avec ta méthode de 5 jours, et jusqu’à présent ça marche très bien. Reste à voir quand je serai devant toute la classe.) À bientôt et comptez sur moi pour toujours être dans les premiers à commenter vos articles et à vous suivre. Encore merci et pour le livre de Jean-Yves je l’aurai en Avril( je commence déjà à économiser pour , faut croire que tu viens de décrocher le meilleur fan hein). Bye et à bientôt.

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