Concentration Confiance en soi

Comment échouer

Ecrit par Jean-Yves Ponce

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Cet article est ma contribution  dans le cadre du Festival « La croisée des Blogs » organisé cette fois-ci par Jean-Marc du blog Coacheo.  Il s’agit de la 44e édition du festival qui regroupe différents articles de qualité venus des quatre coins de la blogosphère ! Ce mois-ci, le thème est »La réussite c’est quoi« . (Cliquez sur la bannière pour accéder au site de la croisée des blogs.)

 

Une fois n’est pas coutume dans la croisée des blogs, je vais m’approprier le sujet et vous en parler à ma sauce. Il s’agit de ma 10e participation à la croisée des blogs. En gros, je les ai toutes faites depuis août dernier.

Au passage, vous pouvez consulter toutes mes contributions dans une catégorie spécialement crée.

 

Entrons dès à présent dans le vif du sujet de la non-réussite avec une petite question :

 

Pourquoi Richard Branson vous livre les clés de son succès avec un grand sourire ?

 

C’est vrai ca. C’est chaud. Pourquoi il livre tout dans ses bouquins, ses bibliographies et ses interviews ? Il pourrait garder tout cela pour lui, cela lui éviterait de voir un jour débouler un concurrent ou un imitateur !

 

L’idée reçue : Parce qu’il dit des trucs qui ne marchent pas (ou que pour lui) et qu’il le sait.

La réalité : Parce qu’il sait que 99% des gens ne prendront pas la peine d’appliquer ses conseils.

 

J’ai pris Richard Branson, mais je pourrais prendre n’importe quelle femme ou n’importe quel homme à succès. 

Cela vous est déjà arrivé de lire ou d’entendre des conseils pleins de bon sens, ingénieux, motivants, inspirants et de ne jamais les mettre en application ?

Moi oui, et ca me rappelle ma période Tony Robbins où j’enfilais ses pavés avec passion.

Par contre niveau pratique, ben… ca restait dans ma tête.

 

En fait je passais plus de temps à peaufiner les détails de mon succès à venir plutôt que de faire le premier pas et d’avancer par des étapes bien moins glamour que la reconnaissance et le succès que j’imaginais.

 

Allez, avouez. Ca vous est déjà arrivé !

 

On ne peut pas se lancer avant d’être sûr(e) que tout soit au point, pas vrai ?

La première règle pour échouer découle de cet état de fait tout à fait humain :


 Règle N°1 pour échouer : Visez la perfection, maintenant !

 

Certains disent :

« la perfection n’est pas de ce monde ».

Ca tombe mal, j’ai toujours eu une tendance à pousser les choses jusqu’à leur maximum d’optimisation.

Le problème avec la règle numéro 1, c’est le mot « maintenant ».

 

Ca rejoint un peu l’intolérance à l’échec. Vous passez tellement de temps à élaborer tous les détails de votre projet ou de votre idée géniale que finalement, vous avez littéralement « vécu » toutes les phases sans jamais avoir agi.

L’action (dans la bonne direction, il ne s’agit pas d’agir pour agir) est plus importante que le côté irréprochable de votre démarche.

 

Vous ne pouvez pas réussir sans passer à l’action. Et plus vous retardez votre passage à l’action, plus ce dernier sera difficile. Jusqu’à atteindre le point d’impossible.

 

Je l’ai vécu plein de fois.  Et peut-être que vous aussi ?

 

Si j’avais eu le même état d’esprit lorsque j’ai eu l’idée de lancer Potion de Vie, en fait j’en serai encore au stade de « quels articles je vais mettre en avant ? »

De la masturbation mentale. 

 

Et en plus c’est contre-productif, parce qu’entre ce que je pensais et la réalité des lecteurs, il y a un monde. Réalité que je n’aurai jamais vue si j’en étais encore à me demander comment créer des génériques pour mes vidéos par exemple…

Ok, mes vidéos sont très artisanales et loin d’être parfaites. Mais un jour elles le deviendront peut-être. J’ai juste décidé de mettre le mot « perfection » plus tard et le mot action « maintenant ».

Alors je me trompe peut-être dans ma démarche, mais je me sens heureux en le faisant et je pense pas rendre malheureux les gens non plus, donc je garde cette habitude. 

 

Règle numéro 2 : Soyez incapables de garder un secret, c’est très important.

 

Il y a des gens qui sont vraiment drogués à la motivation. Des toxicos du regard bienveillant d’autrui. C’est facile de dire ca, car j’en étais un moi-même, et il n’y a pas si longtemps.

C’est à dire que je préférai dire à tout le monde que j’avais tel ou tel projet plutôt que de travailler à le réaliser. Je faisais cela parce que j’aimais bien que les gens me disent :

« ouah t’es trop cool mec, tes idées sont géniales ! I wish i would be you ! »

 

Ce qui était pratique, c’est qu’en faisant cela, j’avais la récompense du travail accompli (les félicitations) sans avoir bossé du tout.

 

Pourquoi alors me fatiguer à les avoir par la suite ?

 

Et j’ai encore fait cette erreur en début d’année. Vous voyez les défis dans les barres de progression ? Prenez le défi des livres. Vous pensez vraiment que je vais le réaliser et lire 28 bouquins en si peu de temps ? Il y a peu de chances.

A mon humble avis, la clé pour réussir, c’est de parler de son plan une fois qu’il est déjà tangible, concret et déjà lancé. Si vous le faites avant, vous décidez d’avoir la récompense avant le travail. Vous vous droguez. Ne devenez pas toxico.

Beaucoup ne réaliseront jamais rien à cause de cela.

 

 

Règle numéro 3 : Partez au combat nu(e).

 

La réussite, il ne suffit pas de s’engager dans des actions pour l’avoir. En fait, elle est rarement au rendez-vous au premier essai.

C’est un combat contre vous-même. Et si vous y allez en bermuda, sockets et tongs, vous allez avoir mal. 

Vous allez faire des erreurs, et au lieu de les fuir, vous devez en ressortir grandi(e). Certains disent même « souhaiter la bienvenue à vos erreurs ».

Pour en arriver à ce point, il faut un certain état d’esprit.

 

Donc partir avec une certaine « armure » ou tenue « anti-toxicité » va se révéler fort pratique dans votre projet de succès !

 

Vous devez la fabriquer à la main, comme un foulard Hermès. Ca prend du temps, une certaine dose de lâcher prise face aux haters, et la volonté d’éviter le syndrome de la mouche (qui se tape sans arrêt la tête contre la vitre en espérant arriver à sortir)

 

La réussite, c’est comme une histoire d’amour naissante

 

Oui, j’ose comparer les deux en guise de conclusion ! et vous allez voir les similitudes.

Imaginez que vous soyez amoureux(se) de « Vénus/Apollon ».

Vous ne vous connaissez pas encore, mais vous en pincez sérieusement pour elle/lui.

 

Si vous passez votre temps à vous demander comment l’approcher, comment lui parler, que lui dire, comment s’habiller, quel maquillage mettre, vous tombez dans le piège de la règle numéro 1.

Et sans vous êtes manifesté, au bout d’un moment Vénus/Apollon partira vivre avec le Biker hors-la-loi du coin ou Miss Bimbo 2012, qui lui/elle aura vraiment agi contrairement à vous.

 

D’autre part, si vous passez votre temps à vous projeter avec elle/lui, que vous n’arrêtez pas d’en parler autour de vous et que vous gavez tout de suite votre Vénus/Appolon de paroles en lui disant combien ce serait trop cool d’être ensemble sans avoir jamais laissé les actes parler à votre place,

vous allez littéralement le/la faire fuir et vous aurez bien mérité votre étiquette « pot de colle » en tombant dans le piège de la règle numéro 2.

 

Enfin, la méthode Jean-Claude Dusse ne marche pas. Il « agit pour agir » et garde la même approche tout le temps, sans jamais apprendre de ses erreurs. 

Quand le succès n’est pas au rendez-vous, il se frustre, abandonne et change de Vénus.

Il tombe régulièrement dans le piège de la règle numéro 3.

 

Alors ? si malvenue que cela la comparaison entre la réussite et la séduction ? 😉


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31 Commentaires

  • Salut Jean-Yves,
    J’ai trouvé ton article très bon et agréable à lire (je reviendrais plus souvent te lire 😉
    Totalement d’accord avec toi, tout le monde sait pleins de trucs, sait comment être heureux, sait comment réussir mais pas grand monde pratique. On devrait presque arrêter de lire des bouquins de dev perso mais plutôt des livres sur la discipline et la persévérance.
    Sebastien

    • Salut Sebastien et merci pour ton commentaire,

      C’est vrai, tout le monde connait la formule du succès. Encore faut-il l’appliquer, et là c’est plus compliqué lorsqu’il s’agit de passer à l’action.

  • Le pré-requis de tout ça, c’est qu’il faut se bouger et agir. Et savoir ce qu’on veut …

    Je trouve marrant que tu prennes le contre-pied du conseil habituel de rendre ses objectifs publics pour profiter du regain d’énergie prodigué par la pression …

    Note bien que j’ai tendance à pratiquer comme toi. Mais plus parce que, en général, je me suffit pour me motiver.

    En fait, chacun sa méthode. Mais lire l’inverse de l’habituel conseil, ça fait du bien …

    Au fait, tu écris tes articles formidablement bien (allez, paf, un shoot ! 🙂 )

    • Merci Grégory !

      J’adore lire tes articles alors un compliment venant d’une si belle plume, ca me touche 🙂

      En fait je pratiquais beaucoup la méthode « objectif public », mais elle m’a joué des tours. J’ai remarqué que lorsque je rendais mes objectifs publics après avoir franchi des étapes réelles, c’était beaucoup plus efficace.

      C’est comme si tu étais un trapéziste en fait. Si tu cries avant de monter sur le fil, tout le monde va te regarder avant que tu commences et ca va te perturber.

      Si au contraire tu cries pour attirer l’attention alors que tu es déjà sur le fil, tu ne pourras plus revenir en arrière et tu seras déjà concentré sur ton sujet et non sur le regard des autres.
      Ajoutant par là même une pression qui peut se révéler bénéfique. (Genre si tu tombes tout le monde le verra, donc tombe pas !)

  • Bonjour Jean-Yves,

    Super sympa cet article et plein d’humour tout en parlant de choses très sérieuses.

    Pendant très longtemps j’ai moi aussi cherché la perfection dans tout ce que j’entreprenais et j’ai perdu, je crois, pas mal de temps. Mais, en chemin, j’ai appris à chercher l’excellence dans ce que je fais tout en acceptant l’imperfection.
    Cela m’a aidé d’accepter que dans tout ce que je fais, je fais de mon mieux même si ça n’est pas parfait. Ce qui compte, en effet, c’est d’avoir agit.

    Bien amicalement,
    Jean-Marc

  • Je suis d’accord avec toi Jean-yves, il ne faut pas pas trop attendre et agir sinon il devient très difficile de se lancer ensuite.

    Cependant je pense qu’avant de se lancer, même si notre projet n’est pas parfait, il faut qu’il soit viable pour pouvoir l’améliorer ensuite.

    Si le projet n’est même viable la c’est le problème inverse qui arrive : Nous partons nous écraser contre un mur et on a plus envie de rien faire. 🙂

  • Bonjour Jean Yves,

    perdre est toujours plus dur que gagner et pourtant sans échec il n’y a pas de réussite. C’est grâce à ses erreurs que l’on progresse.

    J’ai créé ma société il y a 12 ans et des murs j’en ai pris tous les ans. Mais avec le temps on apprends a passer des objectifs de plus en plus élevés et surtout on se souvient de ses erreurs afin de ne plus les reproduire.

    Je me souviendrai aussi toujours de ma première grosse perte en Bourse. J’avais 20 ans et jusque là je ne faisais que gagner. Le jour ou j’ai perdu mon père m’a dit que je savais maintenant investir en Bourse. Car quand on sait perdre, on ne bloque pas sur un échec et on rebondit.

    Un ami me disait souvent : « ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que l’on ose pas, c’est parce qu’on ose pas que les choses sont difficiles »

    Et il avait raison. Quand j’ai du choisir une université à l’étranger, j’ai choisis la plus dur, celle ou aucun étudiant de mon école n’avait réussi à ramener un diplôme. Et pourtant j’ai eu ce diplôme avec les félicitations du jury.

    • Salut Jeff,

      Excellente vision des choses ! Je partage à 100% ton point de vue !

      « Souhaiter la bienvenue à ses erreurs » comme je le mentionne dans l’article.

      C’est un état d’esprit, et pour certains, il est difficile de l’avoir. La persistance est également une des clés !
      Merci pour ton commentaire 😉

  • Salut Jean-Yves !

    J’ai moi aussi passé des années à lire des livres sans vraiment appliquer. En fait, c’est pas tout à fait vrai bien sûr, j’en ai appliqué une partie.
    On évolue aussi en lisant, mais si on ne fait que lire et qu’on n’applique rien, on finit par se sentir con et nul et on a encore moins de chances d’agir. Maintenant je m’efforce d’agir le plus vite possible, tant que j’en ai la motivation. C’est tellement fluctuant qu’on peut avoir une motivation énorme un jour, et le lendemain, quand on avait planifié l’action, la motivation n’est plus au rendez-vous…

    • Salut Adrien,

      Je sais que certains utilisent une règle des « 2 secondes ». Genre dès qu’ils hésitent à agir, ils se donnent 2 secondes pour le faire. Ca marche pas mal, parce que ca empêche ton cerveau de cogiter !

      J’espère que tout se passe bien pour toi, tu sais je continue à te lire régulièrement 😉

  • Bonjour Jean-Yves,

    Je participe aussi à cette édition du festival, j’ai donc eu la curiosité de venir lire ta contribution.

    Bien entendu je ne peux qu’être d’accord avec toi sur le passage à l’action et tu te doute bien pourquoi 😉

    J’ai aussi été victime du perfectionnisme, c’est un aspect que j’ai longtemps combattu. La perfection est quelque chose d’utopique qu’il faut fuir au maximum. Il faut « seulement » faire du mieux que l’on peut et surtout le faire avec passion. J’ai mit du temps à comprendre cela mais aujourd’hui j’avance et me perfectionne chaque jour justement sans rechercher à tout prix ladite perfection 😉

    A bientôt,
    Mathieu.

  • Bonjour,

    Merci pour cet article qui sent le vécu ! J’aime beaucoup.
    Pour arriver à un « ouah t’es trop cool mec, tes idées sont géniales ! I wish i would be you ! », tu as du mettre une bonne couche de beurre sur la tartine 🙂

    Bien cordialement,
    Dorian

  • Bonjour Jean-Yves,
    Tes fidèles lecteurs ont intérêt à ne pas lire ton article en diagonale, ils seraient capables d’appliquer à la lettre les règles que tu définis, des fois qu’ils confondraient « échec » et « succès ».
    L’anti-règle que j’aime bien, et que je partage, c’est celle du secret. Je suis bien d’accord avec toi qu’il n’est pas bon de trop se vanter de ses projets. Ne serait-ce que dans l’hypothèse d’un grave plantage, où le ridicule – qui certes ne tue pas – mais peut faire bien des dégâts… Tous les gens à qui tu as expliqué en long et en large l’énorme opportunité de ce que tu veux réaliser, vont te regarder d’un tout autre oeil en cas d’échec. Le redressement n’en serait que plus dur-dur.

    • Que de sagesse dans tes mots Jean ! Effectivement, le plantage fait des dégats après s’être vanté ! douloureuses expériences qui m’ont bien servi de leçons…

      Plus jamais ca ! Car en plus, on ne réalise jamais rien au final…

  • Je reconnais pas mal de vécu dans ces 3 erreurs à ne pas commettre.
    Cependant, je suis devenu adepte du « c’est en forgeant que l’on devient forgeron » et je me rappelle toujours de la réponse d’un grand cinéaste à qui l’on a demander quel était la méthode pour devenir un grand cinéaste. Il a répondu « filmer, filmer, encore filmer ».
    Qu’importe si le résultat est imparfait ce qui compte c’est l’action et non pas la tergiversation.

    • Bonjours j’y ton article ma fait beaucoup de bien car je me suis retrouver dans cette situation que tu a décrit enfin J’arrive  a comprendre pour quoi je n’arrivait pas a agir alors que j’ai les clef de la réussite il me suffi juste de trouver la bonne porte qui sert ma clef et de l’ouvrir et la ma réussite se cache

  • Entièrement d’accord avec toi quand tu dis, que l’on passe plus de temps à « peaufiner les détails de son succès à venir plutôt que de faire le premier pas ».
    Il est bon de lire des livres de développement personnel et d’auteurs à succès, mais après, il faut mettre tout ça en application !

  • Bonjour JY,
    Vous décrivez si bien ce que j’ai vécu jusqu’ici. dans tout ce que j’ai entrepris je me vois faire et refaire à peu près tout ce que vous citez (sauf pour le fait d’en parler, je suis assez secrete et très peu bavarde, et j’aime pa trop les récompenses, je sui assez mal à l’aise qd on me fait un compliment, ou m’offre un cadeau). mai moi mon drame c mon manque de confiance transmis par une mère qui souffre du meme mal(entretenu également par certaines circonstances au fil des années).
    je suis meme arrivée à me persuader (à titre d’exemple) que ça ne sert à rien pour moi de chercher l’amour, puisque statistiquement (des statistiques qui me concernent bien entendu), à chaque fois que je suis attirée par un homme (célibataire) celui-ci se tombe amoureux et se marie dans les quelques mois qui suivent, voire les quelques jours (je me suis meme -juste pour faire une expérience- intéressée à un type qui n’intéressait personne, eh, bien vous savez koi il s’est marié dans le mois qui suivit), dans mon entourage, il y a un collègue et ami qui n’arrive pas à se caser, et pour plaisanter, il me demande de m’intéresser à lui juste pour voir si ça marche, eh bien vous savez koi il est marié à présent! je sai ke c ridicule de penser ça, mais j’aimerai bien k’il y ait une personne comme moi qui provoquerait la meme chose pour moi.
    enfin, sérieusement ce que je voudrai, c d’avoir de l’assurance et de la confiance, et g bo dévoré les livres connus de développement personnel, c pa gagné (enfin pa encore).

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