Confiance en soi Créativité

Le Prison Break de votre vie

Ecrit par Jean-Yves Ponce

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Cet article est ma 15e contribution  dans le cadre du Festival « La croisée des Blogs » organisé cette fois-ci par Mikael du blog Wikoaching.  Il s’agit de la 49e édition du festival qui regroupe différents articles de qualité venus des quatre coins de la blogosphère ! Ce mois-ci, le thème est »Peut-on réussir sans apprendre à se défendre« . (Cliquez sur la bannière pour accéder au site de la croisée des blogs.

 

C’est quoi votre rêve le plus fou ? N’ayez pas peur. Je ne le dirai à personne. Promis. N’ayez pas peur d’être mégalo ou complètement ringard(e) je m’en moque, ce n’est pas le sujet du jour.

D’ailleurs il est probable que vous ayez plein plein de « petits » rêves par ci par là.

Combien en avez-vous concrétisé ? Combien en concrétiserez vous ? 

Difficile à dire hein ?

Votre humble serviteur a un élément de réponse.

Si vous ne savez pas les protéger, vous en avez réalisé 0 et vous en réaliserez 0.

De rien.

C’est pas dramatique. Il y a plein de gens qui vivent en sacrifiant tous leurs rêves, il n’y a aucun mal à cela. Ce sont les mêmes qui se retrouvent à la veille de mourir avec beaucoup de regrets, beaucoup d’amertume et pas envie de partir.

Ils ont suivi à la lettre ce que j’écrivais dans « comment échouer »

 

A l’inverse, vous avez les gens qui à la veille de mourir sourient et disent :

« C’est bon, j’ai eu une belle vie, je peux partir heureux(se) ». 

 

J’espère qu’un jour je ferai partie de ces derniers. Et peut-être que vous aussi ? Si c’est le cas, vous devez acquérir une compétence qui s’appelle la protection des rêves.

 

Ne jouez pas au puzzle sur l’autoroute

 

Chez les personnes de tempérament Guerrier et Mage (voir le RGMP dans cet article pour plus d’informations), c’est naturel.

Mais pour tous les autres, protéger ses rêves, c’est nettement plus compliqué.

Et puis d’abord ca veut dire quoi « protéger ses rêves » ?


Imaginez que votre rêve soit d’ouvrir une boutique de tatouages dans un patelin paumé, mais que vous adorez.

Vous êtes joyeux(se) comme un enfant à cette idée. Vous savez à peu près comment vous allez procéder et vous en parlez partout autour de vous. Vous dites ce que vous allez faire et vous vous voyez déjà comme le roi/la reine du pétrole.

C’est super cool, mais vous êtes comme un enfant qui joue au puzzle sur l’autoroute.

 

« Chérie, je crois que j’ai roulé sur quelque chose » 

 

Les gens qui ne vous aiment pas vont vous rire au nez et vous décourager.

Les gens qui sont neutres envers vous n’en auront strictement rien à faire, et vous aurez donné du beurre aux cochons.

Les gens qui vous aiment vous décourageront parce qu’ils vous aiment et qu’ils ont peur pour vous.

 

Dans tous les cas, vos rêves se feront renverser par le monde qui vous entoure, d’où la métaphore poétique du puzzle sur l’autoroute.

Tout comme vous ne joueriez pas sur l’autoroute, vous devez mettre en place des stratégies de défense pour vos rêves, sinon ils finiront broyés par le monde extérieur.

Et personne ne s’en excusera.

Votre meilleure stratégie est de devenir Michaël Scofield. haha la bonne blague. Lisez plutôt :

 

Prison break 

 

Qu’est ce que le héros de Prison Break vient foutre là  ? Déjà parce que je suis fan de la série, mais aussi parce c’est une métaphore. Je parie que l’un de vos rêves les plus fous, c’est d’être libre, indépendant(e) financièrement etc.

Vous considérez qu’une partie de votre vie ressemble à une prison et vous aimeriez bien vous en évader. Ca tombe bien dans Prison Break aussi.

Le héros imagine un plan pour s’évader lui et son frère d’une prison haute sécurité.

Son rêve n’est pas bien compliqué en fait. Se faire la malle, et ouvrir une boutique de plongée au bord de la plage. (Tiens, encore une boutique).

La liberté quoi.

 

S’il parlait de son rêve et de tous les détails de son plan à tous les détenus de la prison, il ne serait pas prêt de sortir.

Les détenus dans la métaphore, c’est des gens comme vous qui rêvent secrètement de « s’évader », comme vous.

Certains seront vos alliés. Certains seront vos ennemis. Beaucoup n’auront pas envie que vous réussissiez, parce que votre réussite les renverrait à leur échec d’évasion.

(Relisez cette dernière phrase plusieurs fois pour bien comprendre mon propos. Je suis désolé, je m’exprime parfois comme un chameau)

 

 

« Ah ouais tu veux vivre une vie plus libre ? Et tu vas faire comment ? Dis moi tout, je te dirai si c’est une bonne idée ou pas »

 

Donc pour défendre vos rêves et les concrétiser, vous devez éviter d’en parler à tout le monde. Et de toute façon ca tombe bien, car si votre truc c’est de réussir quelque part, vous allez passer par une sacrée traversée du désert dans laquelle vous serez aussi seul qu’un ermite dans sa forêt.

 

Mais cela ne suffit pas. Sinon vous finirez comme mon ami Edouard.

 

Comme le héros de Prison Break, vos plans ne se passeront pas comme prévus. Et quand c’est le cas, il y a beaucoup beaucoup de gens qui renoncent à leurs rêves, parce que c’est trop difficile.

La façon que j’utilise pour endiguer ce phénomène, c’est d’accepter avant même de commencer que la route sera longue et difficile. Certains trouveraient ça déprimant comme philosophie, mais c’est celle que j’ai choisie.

Elle me procure des avantages.

1- Cela me permet de concevoir des plans B en permanence, puis C puis D, puis E etc. ce qui préserve mon but final (mon rêve), car je me retrouve avec plein de solutions de « contournement » d’obstacle. Le gars (ou la fille) qui ne fait pas cela, rentre en plein dans l’obstacle et s’y écrase comme une mouche sur une vitre.

2- Cela me permet de me concentrer sur la route à parcourir et non sur le résultat. Si je ne fais que penser au résultat sans jamais agir, et bien mon rêve restera dans ma tête, puis il s’évanouira.

3- Cela me permet d’être serein, de prendre les bonnes nouvelles comme des cadeaux de la vie, et les mauvaises nouvelles comme des choses attendues auxquelles je dois fournir des réponses.

 

Alors je ne dis pas que ma solution est la meilleure pour protéger vos rêves, je dis juste que c’est la meilleure pour protéger les miens.

L’avenir nous dira si je réussirai à « m’échapper de la prison »…

Qui sont vos alliés dans vos plans d’évasion ?

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21 Commentaires

  • Bonjour,
    Vous avez tout à fait raison dans vos propos et le parallèle avec la prison et l’évasion est très bien vu.
    Cela ne sert à rien d’étaler ses projets au grand jour, il faut simplement agir avec conviction.
    Si cela échoue, au moins on aura tenté et on aura évité les critiques et les découragements divers provenant des autres avant même d’avoir essayé, et si on réussit, plus besoin d’en parler car plus rien à prouver.

  • Super article comme d’hab !
    Coucou Jyp !! Ca faisait longtemps…
    Ca me rappelle quand j’étais gamine, on disait qu’il fallait pas répéter aux copines ce qu’on allait faire-ou-avoir, sinon ça portait la poisse !
    Et c’était tellement vrai !
    Tu connais le proverbe, vivons heureux, vivons cachés !

  • Bonjour à tous,

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec cette vision des choses mais elle a le mérite de me faire réfléchir à la mienne (m’incitant à me demander si je fais le bon choix).

    En effet, je me lance dans la création d’entreprise et travaille sur deux projets qui me tiennent à coeur et dont je parle beaucoup autour de moi, afin de pouvoir recueillir toutes les critiques, remarques négatives, propositions (positives pour le coup) … pour en faire une force, essayer d’anticiper les risques d’échecs, prévoir des plans de secours (je vous rejoins pleinement là-dessus), envisager des ramifications…

    Je pense très juste la phrase « Beaucoup n’auront pas envie que vous réussissiez, parce que votre réussite les renverrait à leur échec d’évasion. » Et c’est plutôt cela qui parfois me fait regretter de tant montrer mon enthousiasme en faisant par de mes idées et des actions que j’engage.

    Car même si les amis me répondent pour la plupart que c’est chouette d’essayer de vivre ses rêves, je ne peux m’empêcher de me demander si un échec de ma part ne les rassureraient pas quant au fait qu’eux optent pour la sécurité en gardant par exemple un métier qu’ils n’aiment pas.

    Mais tout de même, étant adepte de vos conseils tout comme de votre ouvrage NJCB, je vais essayer d’appliquer la discrétion que vous recommandez 🙂 Merci donc pour tous vos articles passionnants.

    • Bonjour Aurore et merci pour votre message,
      Vous pouvez faire un mélange d’enthousiasme et de discrétion sinon. Vous évoquez vos projets l’air de rien, mais vous ne creusez pas plus, sauf si on vous pose beaucoup de questions de type « ca m’intéresse j’ai envie de faire pareil ».

      Mais de manière générale je maintiens une certaine forme de discrétion, surtout au tout début des projets. Cela me permet de me protéger du doute.
      Encore une fois, ce qui marche pour moi n’est pas nécessairement ce qui marche pour vous 😉

      C’est juste les résultats de mes humbles expériences et de mes réflexions souvent prudentes il est vrai !

  • Bonjour Jean-Yves,
    Excellent article.

    Il est d’ailleurs prouvé qu’il faut éviter de trop parler de ses projets, et surtout ne pas en parler à n’importe qui.
    Car
    1 – on risque de recevoir des critiques décourageantes
    2 – même si certaines personnes sont positives, elles peuvent donner l’impression à notre inconscient que notre rêve est déjà fait, et donc de façon insinueuse diminuer notre motivation (puisqu’on a déjà reçu une reconnaissance pour quelque chose qui n’est pas encore fait).

    Mais il est vrai que si on en parle à des gens positifs, mais qui ont en même temps bien conscience que tout reste à faire, ou encore à des gens qui maitrisent le sujet, alors dans ce cas leur avis est très utile, et peuvent être une motivation supplémentaire.

    L’idée de crier à tout le monde son objectif n’est pas inutile cependant, ça oblige à avancer, mais il faut aussi être particulièrement solide mentalement lorsque des difficultés se présentent.

    Benoît

  • Moi je pense qu’il ne faut pas accorder trop de crédit à ce que les gens disent, on peut facilement juger si une critique est constructive ou pas vis à vis de son projet en fonction des argument présentés.

    Là où je vous rejoins c’est dans la façon générale de raisonner, de se dire qu’on va en baver. Ça n’est pas déprimant, c’est une façon réaliste de voir les choses, peut être de se protéger aussi, mais au moins on garde notre sang froid quoi qu’il arrive. La vie est dure et il faut se battre pour obtenir ce qu’on veut.

  • Très jolie participation.
    Il est vraie que la meilleure façon de défendre ses rêves c’est d’être discret. Comme on dit, pour vivre heureux, vivons cachés.
    Ainsi on évite toutes les jalousies, les médisances, et autres nuisances apportés par ceux qui n’osent pas essayer de réussir d’eux même.
    ils sont les prisonniers d’une prison dont ils ont la clé : le choix d’être libre.

  • Bonjour Jean Yves,

    tu écris beaucoup actuellement, mais tant mieux car cela me permet d’avoir de la lecture quand j’ai un peu de temps libre.

    Nous avons tous des rêves, les partager peut être une bonne chose mais il faut faire attention avec qui on les partage. Lorsque j’ai des nouvelles idées de business j’ai un panel de gens avec qui je peux en discuter et qui apporteront des critiques constructives.

    Par contre beaucoup de gens verront dans votre bonheur, leur propre malheur (comme dans ton article mon ami edouard) Mais Montesquieu disait ‘il ne suffit pas d’être heureux encore faut il que les autres soient malheureux », une phrase a méditer.

    L’indépendance financière fait rêver tout le monde et pourtant cette liberté a un coût que peu de gens sont prés a payer. De plus lorsqu’on est indépendant financièrement (et je le suis depuis que j’ai terminé mes études), un autre rêve apparaît, celui de le rester. Ce combat est beaucoup plus dur et surtout il ne s’arrêtera que le jour de notre mort……donc en décembre ^^

    • Salut Jeff,

      « le rester ». j’avoue que je n’y ai jamais pensé. D’abord le premier objectif, il est plus sexy 😉
      J’écris pas plus que normalement en fait, c’est le rythme habituel de Potiondevie 3 fois par semaine, mais c’est vrai que ce rythme est difficile à tenir en ce moment à cause de la création de Synapse.

  • J’aime bien le titre de l’article! Personnellement, j’ai réalisé plusieurs de mes rêves et j’en ai encore pleins d’autres.

    Je pense que la manière qu’il faut procéder pour ces plans d’évasions et de les faire pas à pas. Il y a beaucoup de personnes qui veulent aller trop vite et ne pensent pas assez au détail. Je pense qu’il faut d’abord penser étape par étape et y aller progressivement car chacune de ces étapes n’est pas forcément facile à franchir.

  • Je suis en partie d’accord avec l’idée de protéger ses rêves en n’en parlant pas. C’est ce que j’ai fait pendant des années avec mon propre rêve de devenir acteur. D’un autre côté, si j’en avais parlé plus tôt, j’aurais peut-être eu des encouragements qui m’auraient poussé à l’atteindre.
    J’avais peur que les autres ne me rabaissent et me détournent de mon rêve mais au fond je suis un idéaliste convaincu et je m’accroche à la croyance que je peux faire de ma vie ce que je veux.
    On pense souvent que les autres seront jaloux et nous empêcheront de poursuivre notre rêve parce qu’il n’ont pas le courage nécessaire. Mais ce qui m’a motivé personnellement, c’est de rencontrer des personnes qui parlaient de leur rêve. Au fond, je pense que chacun a besoin d’inspiration pour suivre sa propre voie,
    La métaphore de la prison implique que l’on risque sa vie à vouloir s’échapper et qu’une fois dehors, il faudra continuer à fuir pour éviter d’y retourner. Est-ce vraiment le cas quand on suit son rêve ?

    • Tu soulèves un point intéressant binh !

      Mais c’est effectivement un peu cela oui, une fois « dehors » il faudra faire attention à ne pas y retourner. C’est un peu le genre « ne jamais s’endormir sur ses lauriers » quoi

  • Bonjour Jean-Yves,
    Je vois que tu aimes bien les métaphores « routières », ou « autoroutières » .
    Pour continuer dans la série, on n’apprend pas à éviter les obstacles inattendus sur la route. Est-ce bien nécessaire ?
    De trop se focaliser sur les obstacles éventuels, ne risque-t-on pas d’oublier sa destination ?

    • Tu as raison Jean pour les métaphores, et en plus je ne fais pas exprès ! Quand je participe à une croisée des blogs, j’écris souvent au fil de la plume et mes métaphores de prédilection reviennent souvent !

      A mon sens, tu apprends à éviter l’imprévu de manière générale. « Qu’est ce qu’il se passe si pour X raison mon projet ne peut aboutir ? » Je cherche une alternative acceptable.

      Je ne cherche pas à prévoir chaque « X » de cette équation, ce serait une perte de temps 🙂
      La destination c’est toujours la même : la liberté. Sauf que cette destination a un inconvénient : la solitude ! J’en parlerai dans un autre article …

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