Créativité

MBTI : les différentes préférences cognitives de votre cerveau

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Ecrit par Jean-Yves Ponce

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MBTI : introduction

8 milliards d’individus sur terre et pourtant… uniquement 16 fonctionnements neurologiques selon le MBTI !

Comme il existe des droitiers et des gauchers, nous avons tous des prédilections innées concernant  l’acquisition de connaissances et d’informations dans notre vie de tous les jours.

Vous ne vous en êtes peut-être jamais rendu compte mais vos comportements journaliers sont dictés par le paramétrage congénital de votre cerveau.

En effet, Carl Gustav Jung et d’autres psychologues lui ayant emboîté le pas, ont démontré que nos attitudes du quotidien suivent des préférences sur 4 axes, et que cela renvoie à une matrice constituée de 16 profils dont les descriptions sont d’une précision extraordinaire!

Au cours de cet article je vais tâcher de vous présenter l’incroyable modèle MBTI… et des potentialités incroyables qu’offrent une compréhension des fonctions cognitives !

1) Qu’est ce que le MBTI ?

a) Historique

Avant de nous lancer dans la découverte de tous ces travaux passionnants, commençons par rendre à César ce qui lui appartient.

Celui qui est considéré comme le père fondateur du MBTI, se nomme Carl Jung. Ce psychiatre suisse, était un élève et disciple, du père fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud.

Par la suite, ses travaux furent poursuivis et approfondis par Katerine Cook Briggs et sa fille Isabel Briggs Myers qui donnèrent leur nom au Myers Briggs Type Indicator.

Ce sont véritablement elles qui, tout au long du XXème siècle, développèrent le modèle et en établirent les bases.

Par la suite d’autres psychologues américains apportèrent des compléments, notamment David Keirsey qui fit une découverte incroyable en mettant en évidence que les 16 « types » MBTI se répartissaient en 4 familles, appelées « Tempéraments ».

Ces « tempéraments » regroupent chacun 4 profils qui partagent de grandes similitudes, comme nous le verrons un peu plus tard.

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b) 4 axes pour 4 préférences

Pour faire simple, le modèle inspiré des travaux de Carl Jung, s’appuie donc sur 4 axes, 4 préférences naturelles que chaque individu possède par nature.

– Tout d’abord, celle que nous avons dans la façon de trouver notre énergie. Cela peut vous paraître incroyable mais nous n’avançons pas tous « avec le même carburant ».

Pour certains, la dynamique naît des interactions sociales. Plus  il y a de monde autour d’eux, plus ils se sentent plein d’énergie. Isolez les pendant quelques heures et vous les verrez s’éteindre progressivement.

Ce sont les personnes dites Extraverties (E).

Par opposition, vous avez des individus qui, pour se sentir bien, et avancer ont au contraire besoin de se retirer de la foule, de prendre un livre, de se retrouver seuls pour se sentir « en forme ».

Ce sont les Introvertis (I).

– Le second axe du modèle, renvoie à la préférence de notre cerveau pour recueillir les informations au quotidien, dans nos vies de tous les jours. 2 possibilités : soit nous faisons prioritairement appel à nos 5 sens (goût, toucher, ouïe, vue et odorat), soit nous utilisons prioritairement notre intuition. Les premiers sont dits sensitifs (S), et les seconds moins représentés (30 % de la population), sont qualifiés d’intuitifs (N).

– La troisième préférence prise en compte par le modèle, concerne la prédilection que l’être humain a pour prendre ses décisions. Quand certains privilégient la logique, d’autres font appel à leur coeur. Personne ne tranche en utilisant qu’un seul mode, mais nous avons tous une manière innée de faire nos choix. Les individus dont le cerveau préfère écouter ses émotions sont dits Feeling (F) et ceux qui préfèrent se fier le plus souvent à leur raison, sont qualifiés de Thinking (T).

– Enfin, la quatrième distinction, établie par le modèle psychologique MBTI, se situe au niveau de la préférence dans le mode d’action. D’un côté les êtres qui optent pour le Jugement (J) et de l’autre ceux qui sont dans la Perception (P). Cette dimension est aussi appelée « style de vie » et renvoie surtout à la façon dont on se situe par rapport au temps et à la considération que nous avons du changement (opportunité ou menace en quelques sortes).

Peut-être avez vous déjà une idée de votre profil composé de 4 lettres à la simple lecture de ces explications.

Cependant, pour chacun des 4 axes, il est important de garder à l’esprit que personne n’est tout l’un ou tout l’autre ! Nous avons tous les deux dimensions en nous. Il faut plus voir cela comme des curseurs.

Pour vous aider à découvrir le quel des 16 types MBTI est le votre, je vous invite à faire le test que je propose.

Les combinaisons des 4 préférences permettent ainsi d’établir une carte de 16 personnalités, appelées profils ou types MBTI.

2) Les 4 familles de profils

Comme expliqué précédemment, de nombreux psychologues se sont penchés sur ces travaux. L’un d’entre eux, David Keirsey, a même réussi à identifier 4 grandes familles partageant de nombreux points communs.

a) Les Idéalistes (NF)

On estime que les 4 profils qui composent ce « tempérament » concentrent environ 15 % des individus.

Les 4 profils qui le constituent sont :

– l’INFP, dit « le guerisseur », comme l’était par exemple l’écrivain Marcel Proust

– l’INFJ, « le conseiller », comme Nelson Mandela

– l’ENFP, dit « le défenseur », comme l’était Salvado Dali

– et l’ENFJ, dit « le professeur », comme l’était le chanteur du groupe Queen, Freddie Mercury

Ils ont tous en commun le fait de récolter l’information grâce à leur intuition, prioritairement, et de prendre leurs décisions en écoutant plutôt leur coeur.

Au final ce que David Keirsey a fait ressortir de ses travaux, est que ces individus ont tous en commun une grande sensibilité (notamment artistique).

Ils aspirent à changer le monde et ont un don pour voir le meilleur chez les gens.

Particulièrement créatifs ils ont de grosses facilités à trouver de nouvelles solutions grâce à leur largesse d’esprit.

Attachés à évoluer dans un climat serein et harmonieux, ils fuient naturellement les conflits et mettent toute leur énergie à faire que les gens s’entendent.

Ils peuvent être également facilement déstabilisés car leur très grande sensibilité leur fait ressentir les émotions avec une très grande intensité.

Le fait qu’ils associent des critiques comme des attaques personnelles y est pour beaucoup !

Les 4 « types » MBTI de ce groupe, n’ont pas vraiment le sens pratique, celui du fonctionnel et du concret.  

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b) Les Rationnels (NT)

Le second tempérament identifié par Keirsey, est aux antipodes du précédent. Il regroupe les 4 profils dits scientifiques (NT).

C’est un peu raccourci comme affirmation, mais c’est pour bien mettre en évidence que les personnes appartenant à ce tempérament, ont en commun plusieurs caractéristiques.

Mettre le savoir au milieu des enjeux,  assouvir leur soif de connaissances constituent vraiment l’essence même de leur philosophie.

Ainsi, ils sont en permanente recherche de nouveaux modèles de développement, ce qui peut les faire tendre vers une forme de perfectionnisme.

Les individus ayant ce fonctionnement cérébral ne représentent qu’entre 11 % et 15 % de la population.

C’est donc le tempérament le moins représenté au sein de la population.

Il regroupe les 4 profils suivants :

–    l’INTP, dit « le penseur », comme l’était par exemple Albert Einstein

–    l’INTJ, dit « le scientifique », tel Mark Zucherberg, fondateur de Facebook

–      l’ENTP, dit « le visionnaire », comme Léonard de Vinci

–   l’ENTJ, dit le « directeur », comme l’était par exemple le fondateur d’Apple, Steve Jobs.

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c) Les Gardiens des traditions (SJ)

Les « Gardiens des traditions », représentent de loin la plus grande proportion de profils présents dans la société.

On estime que 45 % des individus fonctionnent avec ce type de préférences cognitives.

Ce sont des êtres stables, réalistes et ayant le sens du concret. On les nomme ainsi car ils aspirent avant tout à préserver ce qui existe déjà et cherchent à maîtriser le changement qu’ils redoutent consciemment ou inconsciemment.

Il se compose, comme pour chaque tempérament de Keirsey, de 4 profils partageant des traits communs mais ayant chacun ses propres spécificités.

Ainsi on retrouve :

–  l’ESFJ, comme le pape François, dit « l’aidant »

– l’ESTJ, comme Michele Obama ou le dictateur Pinochet, dit « le superviseur »

– l’ISFJ, comme Kate Middleltown, dit « le protecteur »

– l’ISTJ, comme Jeffe Bezos fondateur d’Amazon, dit « le contrôleur »

Ce sont eux qui, influencent le plus, du fait de leur nombre, la Société dans son fonctionnement. Les lois, les systèmes administratifs avec lesquels nous évoluons sont conçus par eux. On y sent d’ailleurs une certaine forme de rigidité dans les règles de d’organisation, typique, de ces profils.

d) Les Artisans (SP)

Enfin, les tempéraments des Artisans de projets, regroupent les 4 derniers types MBTI, qui constituent la matrice. On estime qu’ils représentent entre 25 % et 30 % de la population.

Ils partagent tous un goût pour la liberté. A l’opposé des SJ gardiens des traditions, eux, aiment la souplesse.

Pour eux les règles et les lois sont avant tout des contraintes qui les brident dans l’expression de leur potentiel.

Leur grande flexibilité, leur confère une très grande efficacité. Très orientés résultats, ils ne se soucient guère de la manière de les atteindre.

Leur fonctionnement neurologique, fait qu’ils cherchent en permanence à dépasser leurs limites. Cela ne leur fait pas peur ! Ils ont pour philosophie de profiter de la vie au maximum.

Les 4 profils que l’on distingue parmi ce tempérament sont :

– l’ESTP, dit « l’homme d’actions », comme par exemple Winston Churchill ou Donal Trump

– l’ISTP, dit « le mécanicien », comme Vladimir Poutine

– l’ESFP, dit « l’acteur », dont Leonardo Di Caprio fait partie

– l’ISFP, surnommé « l’artiste », come l’était Michael Jackson ou Marylin Monroe.

A ce stade, je ne peux que vous inviter à essayer de déterminer votre profil en suivant ce lien et en réalisant le test proposé. Vous parviendrez peut-être à savoir à quel « tempérament » vous appartenez, quel est celui des 16 profils qui est le votre et quelles en sont les caractéristiques.

3) Utilités de comprendre son cerveau

a) Prendre conscience de ses forces et de sa zone d’inconfort naturelle

Comme tous les outils de développement personnel, le Myers Briggs Type Indicator (MBTI) permet avant toute chose de prendre confiance en soi.

Dans le cas du modèle inspiré des travaux de Carl Jung, l’énorme apport est la « prise de conscience indiscutable ».

Prise de conscience de ses forces et de ses faiblesses car les descriptions sont d’une précision telle qu’elles ne laissent que peu de place au doute.

Mais, prise de conscience indiscutable, car votre physique trahit vos préférences cognitives et viennent confirmer les choix conscients que vous faites quand vous répondez à un questionnaire par exemple.

J’ai personnellement découvert mon profil, dans le cadre de mon travail, avec un consultant nous ayant fait réaliser des petits tests de motricité.

Donc sans même me parler, juste en observant mes réflexes et ma posture, le consultant avait été capable de déterminer les 4 lettres de mon profil.

Tout bonnement incroyable !

Vidéo Axel Conseil = https://www.youtube.com/watch?v=-PSAEMz-EII&ab_channel=Axelconseil%26Axelsport

Prendre conscience des ses forces et faiblesses de manière indiscutable est un pas de géant vers le développement de sa personnalité.

Marcel Proust (INFP), aurait pu en son temps prendre conscience de son don pour comprendre les sentiments des autres, son besoin naturel d’harmonie, tout en acceptant son extrême sensibilité émotionnelle directement liée à son « type » MBTI.

Albert Einstein (INTP), lui, aurait misé sur son objectivité naturelle et sa pensée intérieure ultra développée, tout en cherchant à travailler sa difficulté naturelle à gérer les émotions (les siennes ou celles des autres).

Chacun des 16 profils, a ainsi 4 fonctions de base, dont une dominante qui représente sa force naturelle et une fonction inférieure, représentant sa zone d’inconfort.

b) Gagner en tolérance

Outre le fait de permettre une analyse de sa propre personnalité, la compréhension du fonctionnement cérébral et des fonctions cognitives, est également un formidable moyen d’accroître son degré de tolérance.

Une fois accepté que nous sommes tous influencés inconsciemment dans nos choix par nôtre « câblage » cérébral, comment reprocher à quelqu’un de n’être guidé dans ses choix que par les émotions.

Comment blâmer un individu qui serait un peu trop terre à terre et manquerait d’empathie.

Une personne du même profil que Marcel Proust qui jouerait au échec, serait forcément dans la difficulté pour utiliser sa pensée introvertie, et fonctionner comme un être rationnel.

En comprenant, que les domaines dans lesquels nous sommes à l’aise naturellement peuvent être ceux d’incommodité pour d’autres, on gagne forcément en bienveillance.

c) Entrevoir un chemin de croissance

Donc, comme nous venons de le voir chaque être humain dispose d’un domaine d’aisance, mais également d’une zone d’inconfort.

Cependant ces difficultés innées ne doivent pas être considérées comme une fatalité.

Au contraire, c’est peut-être même le côté le plus attrayant du modèle MBTI. Accepter ses faiblesses est déjà s’ôter le poids de la « culpabilité »…

Par exemple, le manque d’imagination de certaines personnes et leur difficulté à se projeter vers d’autres solutions que celles qu’ils connaissent déjà, est souvent lié au fait qu’elles soient Sensitives (S).

Une sensibilité à fleur de peau, est le signe caractéristique d’une fonction Feeling débordante, qui va de pair avec une difficulté à utiliser la logique et la rationalité.

Une absence totale de sens du concret et de pragmatisme, est le point faible des personnes partageant la fonction intuition (N)…

En résumé, il est tout à fait possible pour chacun d’entre nous de travailler progressivement ses fonctions moins naturelles. Même s’il n’est pas possible d’inverser l’ordre de préférence inné de ses fonctions, nous pouvons cependant réduire notre inconfort dans certaines circonstances.

Finalement, c’est un peu comme un droitier qui apprendrait à écrire de la main gauche. Même avec beaucoup de pratique, il ne sera jamais plus à l’aise qu’avec sa main naturelle. Cependant, avec de la régularité et de la persévérance il progressera.

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Conclusion :

J’espère à travers cet article, avoir réussi à vous intéresser aux travaux de Carl Jung et à l’incroyable modèle MBTI.

Ce modèle peut être assimilé à une sorte de cartographie des différents modes préférentiels de fonctionnement des êtres humains.

Il ne s’agit pas de mettre les gens dans des cases mais bien d’établir une situation  objective de leur potentiel.

Cela sous entend reconnaître les forces mais également les faiblesses de chaque individu et d’entrevoir des chemins de progrès.

Vous ne serez jamais plus performant que dans votre mode préférentiel et instinctif mais vous pouvez ajouter des cordes à votre arc.

Voilà l’intérêt de découvrir son profil psychologique MBTI.

(ND JYP : n’oubliez pas également le système RGMP pour compléter votre connaissance des profils !)

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