Mémoire

Théorie des 10 000 heures, mythe ou réalité ?

la théorie des 10 000 heures
Ecrit par Jean-Yves Ponce

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La théorie des 10 000 heures stipule que si vous passez 10 000 heures à effectuer une activité, alors vous aurez un niveau de classe mondiale. Simple à comprendre non ? Simpliste ? Assurément !

Dans la vraie vie, cela se passe de façon légèrement différente.

L’exemple le plus fréquemment cité est celui de Mozart, qui à l’âge de 7 ans aurait déjà eu plusieurs milliers d’heures à son actif, le plaçant ainsi bien au-dessus de ses collègues de l’époque.

Plus de détails dans la vidéo ci-dessous :

La théorie des 10 000 heures en vidéo

Le problème avec la théorie des 10 000 heures

Vous pouvez passer 10 000 heures à pratiquer l’activité de votre choix, si vous n’avez aucun retour sur ce que vous faites, ce sera voué à l’échec.

En effet la notion de « Feedback » (retour en anglais) est prépondérante lorsque vous voulez acquérir une notion d’expertise. Sans elle, vous stagnerez à un niveau.

Pire encore : avec le temps, vous deviendrez moins bon que quelqu’un qui vient de se former au même domaine que vous. Vous aurez plus de mal à remettre en cause vos acquis, et votre auto-actualisation risque de vous rendre obsolète.

La pratique délibérée VS la théorie des 10 000 heures

Anders Ericsson et Robert Pool ont réussi à démontrer que ce qui fait vraiment progresser quelqu’un, c’est la pratique délibérée.

Cela consiste à passer son temps à améliorer une petite partie de sa compétence plutôt que dans sa globalité.

De plus, la pratique s’accompagne d’un retour, (cela peut être grâce à un mentor par exemple) ainsi que d’un processus d’optimisation.

La pratique délibérée consiste à passer son temps à améliorer un seul aspect de la compétence plutôt que sa globalité. Cette pratique est accompagnée d’un feedback permettant d’améliorer l’aspect entraîné

Peak, secrets from the new science of expertise, Anders Ericsson et Robert Pool

Cet excellent livre (en anglais seulement malheureusement) vous montrera que la théorie des 10 000 heures est avant tout incomplète et même trompeuse.

Elle vous fait croire que seule la pratique compte alors que c’est faux.

Quelques exemples

Aux échecs, les meilleurs joueurs ne sont pas ceux qui passent tout leur temps en tournoi. Ce sont ceux qui allient une part importante de théorie en plus de la pratique.

Autre exemple : au tennis, vous obtiendrez un meilleur classement si vous passez 3000 heures à pratiquer votre service, puis 3000 heures à pratiquer votre coup droit, puis 3000 heures à pratiquer votre revers.

Soit un total de 9000 heures au lieu de 10 000 !

D’autres exemples sont mentionnés dans le livre « Peak » qui fut pour moi une des toutes meilleures lectures de l’année dernière.

Ci-dessous ma chronique complète sur ce livre exceptionnel.

Il me vient également en tête un autre problème avec la théorie des 10 000 heures :

Mihaly Csikszentmihalyi

D’après Mihaly Csikszentmihalyi, auteur de « Flow », pour atteindre un état de concentration intense, il faut que ce que l’on essaie d’accomplir soit légèrement supérieur à notre niveau de compétence. Ce n’est qu’à cette condition qu’il est possible de s’améliorer durablement jusqu’au niveau d’expert absolu.

Comment atteindre l’état de Flow dans le cadre de la théorie des 10 000 heures ? … puisqu’on ne fait que répéter les mêmes choses sans évolution ?

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