Confiance en soi

M. Caillou vous salue bien !

Ecrit par Jean-Yves Ponce

Recevez nos meilleurs conseils pour booster votre mémoire et maximiser vos chances de réussite 

 

Cet article est ma contribution  dans le cadre du Festival “La croisée des Blogs” organisé cette fois-ci par Matt du blog Acide ici.  Il s’agit de la 45e édition du festival qui regroupe différents articles de qualité venus des quatre coins de la blogosphère ! Ce mois-ci, le thème est”Doit-on progresser pour être heureux ?. (Cliquez sur la bannière pour accéder au site de la croisée des blogs.)

 

Bonjour à toutes et à tous !

 

Ca y est c’est quoi encore ce titre ? Il m’a encore bien eu(e) le fourbe.

Quel rapport entre M. Caillou, et le développement personnel  ? A peu près tout.

Ce mois-ci, Matt nous pose une question qui a l’air évidente. Doit-on progresser pour être heureux ? C’est pas si évident que cela hein ? Pourquoi toujours se donner des buts à atteindre si c’est pour ne jamais être satisfait(e) ? Pourquoi vouloir plus d’argent, plus de responsabilités, plus de défis, si c’est pour tout perdre et recommencer à zéro ?

Pourquoi vous ne vous contentez pas de ce que vous avez ? Vous pourriez aussi bien fermer tous vos bouquins, quitter votre job, et mener une vie heureuse !

C’est vrai ca… A quoi ca rime tout cela ? D’ailleurs, pourquoi manger si c’est pour aller aux toilettes après ?

Facile à concevoir une vie sans développement personnel, sans chercher à obtenir le meilleur de vous-même et libérée de toute question/frustration/envie n’est-ce pas ?

Oui, mais non.

Vous arrivez très bien à le concevoir, mais curieusement, pas pour vous. Pour un autre oui, mais pas vous.

 

Qu’est ce qu’un caillou ?

 

Cette vie là n’est pas possible. Autant vous le dire tout de suite. Et ne me sortez pas l’exemple de madame Gaspard ou de monsieur Mougeon (un mix entre mouton et pigeon).

Eux-aussi ont des rêves secrets et des buts qui les animent. Même s’ils n’en ont pas l’air.

Prenez la définition scientifique de la vie :

“La vie est tout ce qui réagit”

Est-ce que vous réagissez ? Oui. Est-ce qu’un arbre réagit ? Oui aussi. Au soleil, au climat, à l’eau qui tombe. Lui aussi il boit, et pas que les week ends.

 

Est-ce qu’un caillou vit ? Non. C’est pas vivant un caillou. Il ne réagit pas. Vous pouvez y donner un coup de pied dedans, il ne va pas revenir vous mettre une claque (l’arbre non plus, mais lui c’est parce qu’il est enraciné, vous avez de la chance).

Qu’il fasse un soleil de plomb ou une pluie torrentielle, il reste là, toujours le même.

 

Monsieur Caillou n’a aucun but, aucun désir. Monsieur Caillou ne cherche pas à devenir meilleur. Monsieur caillou n’est pas vivant.

Est-ce qu’il est heureux ? 

Là encore, s’il ne réagit à rien, il ne risque pas d’être heureux.

Un petit jeu surprise : Citez moi une personne que vous connaissez qui collerait bien à la définition de monsieur Caillou.

Pas si facile hein ? J’ai bien dit une personne que vous connaissez. Pas la voisine du dessous qui vous épie par la fenêtre chaque fois que vous sortez.


C’est toujours celui qui dit rien qu’on vient embêter !

 

Vous l’avez déjà entendu cela ? Généralement ca va avec “trop bon(ne) trop con(ne)“.

Si M/Mme Caillou existait malgré tout, il/elle ne serait pas heureux(se).

Parce que le bonheur ca se fabrique un peu quand même. C’est pas comme le tapis de votre salon ou votre cafetière qui une fois achetés sont acquis. J’en parlais dans un autre article de la croisée des blogs justement, vous vous souvenez, celui avec les dessins de Paint que vous avez plébiscités !

 

Ca se fabrique notamment grâce aux émotions (que monsieur caillou n’a pas) etc, mais surtout ca se garde car ce n’est pas durable.

Imaginez M. Caillou emmène une fille qu’il vient de rencontrer à ce restaurant trop classe. (Déjà par quel miracle cette fille accepterait un resto avec un M. qui n’attend rien de la vie ? Enfin bon bref, passons)

La fille est plutôt jolie et très au goût de M. Caillou, mais aussi très au goût de M. “Outlaw Biker” qui est venu faire une fête arrosée avec sa bande de potes. M. Outlaw Biker arrive donc à la table de notre couple de graviers (…) et commence à faire des avances lourdingues à Mlle.

 

Pensez-vous que M. Caillou arrivera à s’interposer pour protéger son moment de bonheur avec mademoiselle ? 

 

Lui qui n’a jamais appris à se battre pour ses idées, pour atteindre ses buts ?

Même s’il arrivait à être heureux sans rien faire, M. Caillou se ferait “piller” son bonheur. Car quand vous vous battez pour réussir quelque chose et que vous n’y arrivez pas, vous être très triste et déçu(e) mais au moins vous savez vous battre (au sens figuré hein!) pour garder ce que vous avez bâti, et cette pensée devrait vous rendre heureux(se) comparé à M. Caillou qui subit la vie.

 

Vous vous souvenez de vos erreurs, de vos joies et de vos peines (on dirait un prêtre qui parle là) et de votre formule pour obtenir ce que vous désirez. Vous savez protéger vos rêves un minimum des gens comme M. Outlaw Biker.

Si celui-ci avait envie d’embêter le monde, il ne vous choisirait pas vous, même s’il est plus fort. Il choisirait M. Caillou, c’est plus facile, car lui il ne réagit jamais.


Comment éviter le bac à graviers ?

 

C’est pas parce que tout va bien, et que contrairement à Monsieur Caillou vous êtes “en vie” que cela sera toujours le cas. Il y a un même un moment où ca ne sera plus le cas.

Vous n’êtes pas à l’abris d’une sortie de piste, pour atterrir dans le bac à gravier.

Croyez-moi, c’est pas parce que vous accélérez tout le temps, que vous gagnerez !

 

Il vous manque une composante pour rendre le bonheur durable. Quel est-il ? La mémoire !

Et ouais. Vous n’allez pas y couper. Je viens encore vous saouler avec l’importance de la mémoire.

Ce n’est pas parce que vous êtes actif/active, que vous avez plein de projets que vous serez forcément heureux(se). Vous pouvez même friser le “burnout” et terminer dans le bac à graviers, remplis de … cailloux !

 

Vous êtes en perpétuel changement en fait. Vous n’avez pas remarqué ?

Quand j’étais petit, je voulais faire astronaute, puis après pilote de chasse, puis après etc.

L’année dernière je voulais investir dans l’immobilier. Bon j’ai pas abandonné l’idée, mais j’aurai sérieusement besoin d’un bon coaching. Les priorités changent tout le temps.

 

Le problème c’est que bien souvent, les rêves qui nous rendent heureux, c’est assez long pour les obtenir. Il faut passer par des étapes qui prennent du temps.

Le moyen que j’ai trouvé pour ne pas terminer dans le bac à gravier, c’est de me remémorer pourquoi je voulais faire tel ou tel projet. Cela me permet de ne pas perdre de vue les mécanismes qui ont fait qu’un jour je voulais ouvrir ce blog plutôt qu’autre chose par exemple.

C’est mon petit truc à moi, tout bête certes, mais qui m’évite de devenir un M. Caillou.

 

Mais vous, c’est quoi votre petit truc pour éviter le bac à graviers ?

 

sing-post-cta-potion-de-vie

21 Commentaires

  • Salut Jean Yves,

    Éviter le burnout n’est pas évident, j’ai mis des années avant d’y arriver. Ma méthode c’est de me souvenir de toutes mes erreurs (un voyage sur mes erreurs^^), car cela me permet pour tout nouveau projet d’éviter de les refaire.

    Un de mes profs disait ‘le travail finit toujours pas payer”, c’est une phrase que j’aime me répéter lorsqu’un projet a du mal a démarrer.

    ps : investir dans l’immobilier est toujours une bonne idée, actuellement la situation est tendue mais il y a toujours des bonnes affaires (pour peu qu’on s’entende bien avec son banquier ^^)

    • Salut Jeff,

      Tu as vraiment fait un voyage sur tes erreurs ? Je trouve l’idée excellente ! Tu t’en sers souvent ?

      L’immobilier c’est des grosses sommes. Autant avec les actions avec les sommes que j’investis, ce n’est pas “grave” si je me trompe, autant avec l’immobilier, l’erreur est interdite !

      • Oui car cela me permet de ne pas en oublier (consciemment ou inconsciemment). Je l’utilise quand un projet part dans la mauvaise direction, c’est un peu pour moi la liste des erreurs a ne plus commettre.

        Par exemple, ne pas écouter ton banquier qui te pousse a emprunter si ça va mal : J’essaye de prendre des pièces d’or dans un sac, mais un serpent m’en empêche.

  • Bonjour Jean-Yves,

    Un caillou n’a pas d’ambition, pas de but? Il ne doit pas être heureux non plus. Ne dit-on pas malheureux comme les pierres?

    Bonne journée!

    Sco!

  • La description de Mr Caillou fait réfléchir en tous cas, c’est clair que la vie est trop courte pour se contenter de trop peu, alors qu’en tentant et en voulant on pourrait avoir tellement plus!
    (PS: trop bien vue l’illustration avec la photo de Jean Alesi!)

  • Cela m’a fait parfois envie d’être une madame cailloux, surtout dans les périodes tumultueuses de ma vie ! Mais je n’y suis jamais arrivée, je suis incapable de vivre en sous régime, c’est tellement ennuyeux, et j’aime tellement apprendre (entre autre)…

    PS : Je connais personnellement une personne qui est presque un monsieur Caillou, et sauve qui peut !

  • Bonjour Jean Yves, sympa l’idée de monsieur caillou !
    Pour éviter le bac à gravier, il y a souvent des remises en question pour savoir ce qui motive réellement mes choix de façon à ne pas commettre plusieurs fois la même erreur !

    zenie

  • Bonjour Jean-Yves,
    Peut-être que les pierres ont une mémoire, de l’ancien volcan ou du fond marin d’où elles viennent, mais c’est vrai qu’elles ne doivent pas être heureuses comme dit Sco! (non, je n’ai pas dit disco) J’en suis pétrifié rien que d’y penser.
    En tous cas, tu as raison pour l’homme, sans mémoire pas de bonheur, mais pas de malheur non plus. Ca fait penser aux amnésiques qui ne sont ni heureux ni malheureux.
    La mémoire de son vécu, de ses bons moments, de ses émotions est consubstantielle au bonheur, car on reste conscient de ses priorités, de ses sentiments d’amour et des choses qu’on considère comme importantes dans sa vie.

    • Dit comme ca, ca me rappelle les personnes atteintes d’Alzheimer et notamment un reportage poignant que j’avais vu sur Annie Girardot.
      Ils avaient montré que même dans ces conditions des éclairs de “lucidité” avec des remontées de souvenirs avaient lieu.

      Mention spéciale pour “Dit Sco!” qui m’a bien fait rire 🙂

      A bientôt Jean

  • Merci pour ce partage! Je souscris parfaitement à l’idée de l’importance qu’il y a à se souvenir des raisons pour lesquelles nous faisons ce que nous faisons. C’est un bon moyen de garder le cap et de rester motivé!

  • Se remémorer pourquoi on s’est lancé dans un projet:

    Pas mal du tout; ça permet en effet de se faire des piqures de rappel de la motivation qu’on avait au départ.

    M; Caillou pas heureux pq’il n’a pas de projets? je veux bien le croire. C’est vrai qu’à ne rien viser on n’espère rien.
    Mais en même temps on ne risque pas non plus d’être déçu. Donc si on ne connais pas la déception, est-ce qu’on est si malheureux que ça? 😉

  • ça se défend, mais pour mon cas, c’est justement parce que j’ai une bonne mémoire (je retient tout et n’importe quoi, c involontaire) que je je suis malheureuse. j’arrive pas à oublier les choses qui me font mal (tout comme d’autres choses utiles). comme quoi la mémoire ça peut servir et vous desservir quand vous ne la controlez pas.

  • Bonjour 🙂
    Si j’ai bien compris cette idée, les cailloux sont des gens en standby permanent, qui n’ont pas de projets… et ils ne régissent pas… Alors :
    Est ce que les “moines” sont des “cailloux” ?!!
    Parce que les moines passent leur temps à observer le monde, la nature et à faire des prières interminables, et ils font ça sans attendre quelques récompenses ou compensations, mais ils sont pourtant ‘les gens les plus heureux sur terre’ ! Du moins c’est qu’on lit dans les livres.
    Et puis ils ne “réagissent” pas, ils laissent couler si quelqu’un s’en prend à eux ou à leurs biens, parce qu’ils doivent rester calmes et désintéressés en toute circonstance :s

    (PS: Moines pas forcément dans le sens bouddhistes)

    ? ^^

    • Salut Aminouch,

      Pour moi non les moines ne sont pas des M. cailloux. Leur vie est en effet plus intérieure, mais ils suivent un code spirituel. Bien souvent, les actes d’amour et de compassion font partie de ce fameux code.

  • Pour éviter ce bac, je regarde mes projets que j’ai et mes tâches quotidiennes. Je regarde si j’ai le temps pour l’avancer (et je le commence alors au plus tôt : le soir ou l’instant même), si je n’ai pas envie de dédier pour l’instant du temps pour se projet alors je le met dans la file d’attente.

Laisser un commentaire


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.