Voici la deuxième partie de l’article consacré à la mémorisation des pathologies exotiques, pour faire comme le Dr House !
Pour rappel, vous pouvez consulter la première partie directement ici.
Comme je vous le disais dans l’article précédent, si vous voulez mémoriser des centaines de pathologies et de symptômes, vous devez le faire en 3 étapes. Trois « niveaux de maîtrise ». Le premier, c’est de connaître le corps humain, mémoriser les organes et leur emplacement. Je sais, cela peut paraître évident, mais 75% des gens zapperont cette évidence, alors je préfère insister.
Et maintenant ?
Pour mémoriser les pathologies, vous allez devoir créer des associations imagées dans votre esprit symbolisant les maladies. Vous allez devoir faire la même chose pour les symptômes. Autant dire que la tâche s’annonce gigantesque, mais pas impossible.
Remarquez que je parle de maladies exotiques, mais le principe reste le même pour n’importe quel type de cours très compliqué : vous prenez une technique et vous la pliez à votre volonté. C’est ce que vous allez faire, mais il vous reste un niveau de maîtrise avant cela. Sans celui-ci, vous n’irez jamais jusqu’au bout.
Pour créer des associations efficaces, rendez-vous ici
Niveau de maîtrise 2 : organisez votre mémorisation
Alors quoi ? Vous prenez la première maladie dans le manuel et vous mémorisez ?
Non. Si vous faites cela, vous n’irez jamais jusqu’au bout car vous serez submergés par la tâche. Il en va de même pour vos cours, ou pour quoi que ce soit que vous souhaitiez mémoriser : vous devez vous organiser et rendre votre travail plus abordable.
Commencez par catégoriser ce que vous devez mémoriser.
En l’occurrence ici, il s’agit de maladies rares (que l’on voit souvent dans Dr House). Certaines touchent le système digestif, d’autres touchent le cerveau, etc.
Vous pouvez donc catégoriser ainsi :
Maladies neurologiques
Maladies digestives
Maladies infectieuses
Maladies du sang
Maladies cardiaques
Maladies de la peau
etc.
En faisant cela, vous rendez votre tâche beaucoup plus abordable que si vous preniez toutes les maladies dans l’ordre. Les informations ont une logique, et font sens. Votre cerveau aime ce qui fait sens. L’ordre chronologique ne fait sens que pour les procédures ou l’Histoire.
C’est également beaucoup plus facile de répéter vos informations pour les mémoriser à long terme.
Maintenant que vous êtes organisé(e), comment faire pour mémoriser les maladies elles-mêmes ?
En fait, à ce stade, si vous avez suivi mes conseils, vous avez déjà commencé à mémoriser. Vous êtes parti(e) du plus large (le corps humain), et petit à petit, vous vous dirigez vers le plus particulier (les catégories de maladies). Maintenant, vous allez « zoomer » encore plus précisément : la maladie elle-même.
Et plus tard enfin, vous « zoomerez » encore plus car vous mémoriserez les symptômes.
Mais vous ne mémoriserez pas tout en même temps ! Ca aussi c’est une erreur classique que je n’arrête pas de voir.
Et vous pensiez que c’était facile avec un titre d’article pareil hein ?
Mémoriser les maladies comme Dr House :
Vous devez personnifier la maladie, comme le fait Dr House. Vous devez lui donner une image claire dans votre esprit. Prenons une maladie rare au pif que je souhaite mémoriser.
La maladie de Berger.
Sans doute que Berger c’est le nom de celui qui l’a découvert, mais je ne le connais pas et je ne l’ai jamais vu. En revanche, « Berger » est l’image idéale pour un berger des hautes alpes. Ok c’était facile. Encore un autre exemple ?
La maladie de Leber (avec l’article associé en plus)
Ben là je pense à mon ami Nico qui en est affecté. Si je ne connaissais personne, je me répéterai en boucle « Leber » dans ma tête jusqu’à ce qu’une association me vienne en tête. Ben oui, je suis un « auditif » aussi, comme tout le monde. Ne vous perdez pas dans ces faux-débats auditifs ou visuels, cela n’a aucune importance, vous faites des associations, que ce soit avec des images, des sons, des émotions, du toucher, ou des éléphants dans la savane. Ce qu’il se passe dans votre cerveau ne regarde que vous.
Leber, ca me fait penser à plein de choses en fait. Mais sans savoir pourquoi, la sonorité du mot « Leber », m’évoque cela :
C’est tordu hein ? Oui je vous l’accorde, et c’est exactement pour cela que je le mémoriserai facilement. Mon paquet de petits beurres sera mon image clé pour mémoriser la maladie de Leber. Et vous devrez faire pareil. Que vous mémorisiez des cours de droit, de l’informatique, des figures du cac40, de la biologie…
Vous devrez personnifier ces choses compliquées, leur donner un sens.
N’oubliez pas qu’il faut déformer l’image pour la rendre mémorable. Un simple paquet de biscuits ne va pas rester longtemps en mémoire. Je décide donc de lui donner une représentation insolite pour que mon cerveau le retienne bien. Je prend le temps de l’imaginer avec des bras, des jambes et une voix bien à lui (je suis aussi un auditif, même si je parle d’images ! ²)
Faites attention avec les images trop « simples », elles demandent parfois à être retravaillées un peu pour les rendre mémorables.
Ce n’est évidemment pas fini, mais vous avez bien avancé. Chaque maladie rare est un personnage bien à vous qui se balade sur une carte que vous connaissez parfaitement : le corps humain. Il vous reste un troisième niveau de maîtrise à passer pour mémoriser les symptômes et lier le tout, à la façon du Dr House !
C’est ce que vous verrez dans la troisième partie !


C’est over méga super hyper intéressant ! Et on se rends rapidement compte à quel point tout est lié, à la façon dont tu arrives à connecter ces articles avec les anciens.
Mais là, faut vraiment vouloir s’attaquer à du TRES lourd pour te suivre dans ton délire 😀
Je passe mon tour pour cette fois, mais je serai ravi d’entendre ensuite des retours sur les personnes qui auraient appliqué ta méthode pour ce genre de travail de mémorisation !
C’est un boulot titanesque c’est clair 😀
Mais la technique est vraiment intéressante dans plein d’autres domaines, aussi, il est probable que je fasse des liens qui dirige vers cette série, car elle permet de synthétiser plusieurs informations en une de manière logique
Bonjour JY !
C’est mon premier post sur potion de vie, bien que cela fait plusieurs mois que je traine sur le site !
Cet article m’interesse beaucoup, car je suis moi même médecin. J’ai toujours été accro par les moyens mnemotechniques au cours de mes études, comme bon nombre de mes collègues. Ceux-ci se resument toutefois beaucoup à des mots dont les initiales permettent de lister les signes cliniques d’une maladies par exemple.
Donc tous ces nouvelles techniques m’interessent particulièrement, d’autant que j’enseigne à la fac de médecine quelques cours…. assez indigeste au premier abord !
Je te donne mon avis dans le domaine :
– les études de médecine suivent un ordre logique , en commencant par la fondamentale, c’est à dire l’antomie et surtout la physiologie; autrement dit, comment tout ça fonctionne? C’est quoi une cellule ?Sans parler du gros boulot d’apprentissage de vocubulaire (les mots scientifiques médicaux). Tout ceci est indispensable pour le reste !
– par la suite, on apprend les maladies, et c’est souvent un listing de symptomes, tout en expliquant la physiologie.
– le plus compliqué, logiquement à la fin ce qui n’est pas le cas, c’est l’apprentissage du raisonnement clinique, a savoir : j’ai ce signe là, ce signe là : Quels sont mes hypothèses de pathologies ? C’est souvent là que pèchent les gens. Ca n’est pas le même travail cérébral !
Bref, je pense que tout le travail que tu proposes peut etre utile pour la deuxième étape, mais :
– peut etre compliqué pour les néophytes car ils n’ont pas acquis la première étape
– ne garantie par la dernière étape (autrement dit : etre Dr House !)
– j’attends de voir ce que tu proposes dans ton prochain article, car il me parait peut etre trop limitant d’apprendre les pathologies par organes.
A suivre !!!!
Merci de ton commentaire fort instructif François et bienvenue sur Potion de Vie en tant que commentateur ! (c’est un pas supplémentaire, pas toujours évident 😉 )
Alors oui, là, le néophyte c’est moi et effectivement je ne sais pas dans quel ordre s’apprennent les cours de médecine, et ce que tu dis me permet d’y voir plus clair. En fait, cela rendrait même la tâche plus aisée pour un étudiant en médecine étant donnée que l’étape est déjà « validée ». Je pense qu’ils ont également plus de facilités à créer les images en associations avec les symptôme parce qu’ils ont plus d’expérience et d’illustrations autour d’eux, dans leurs cours etc.
Je pense sincèrement que n’oublier aucun symptôme va vraiment leur faciliter la tâche pour émettre des hypothèses, et ce n’est pas tout le temps évident.
Ce que je vais proposer dans la troisième partie de la série d’articles c’est justement un moyen pour en oublier aucune. Après, le raisonnement, sans faire d’étude de médecine c’est évidemment impossible de l’obtenir.
Mais en considérant qu’une maladie est une suite de symptômes (ce que tu sembles confirmer dans ton commentaire), il est possible de mémoriser le puzzle complet de chaque pathologie; ca c’est certain.
A la base j’avais prévu même une quatrième partie à cette série d’articles, mais comme tu le soulèves fort bien, un débutant aura du mal à appliquer la technique s’il n’a pas fait quelques exercices auparavant, donc elle est en suspend.
Article assez complexe mais qui donne tout son sens quand on le relit un énième fois, ce n’est pas évident de déformer l’image d’une maladie qui nous traverse comme ce n’est pas évident de dire certaines choses qu’on ne vit pas (ce serait conseiller sans savoir et le vivre).
En tout cas, ton prochain article m’intéresse.
En pratique, la médecine enseignée en France suit ce grand chemin, mais il y a chevauchement des étapes : on commence à apprendre des maladies dès le départ alors que l’on ne connait pas forcément à quoi correspond les signes…
Autres problemes de taille : la médecine n’est pas uniquement une science des signes cliniques mais aussi BIOLOGIQUES, radiologiques … Il faut apprendre tous les anomalies du bilan biologique, qui n’est pas forcement associé à un organe en particulier. Sans oublier leur vaurs de référence …
Enfin, je me demande comment tu integrera les pathologeis psychiatriques, dés lors qu’il n’y pas toujours de troubels somatique sous jacents.
J’attends avec imptience le 3e volet !
Je pense que le mot titanesque n’est pas de trop! Il existe tellement de maladies et il doit y avoir tellement de symptômes que je n’imagine même pas les efforts qu’il faudrait mettre en oeuvre pour mémoriser tout ça. Par contre cette technique d’association de choses à des images pour les retenir, ça je ne l’oublierai pas.
Salut Fanny, fouille un peu le site, tu découvriras beaucoup d’autres techniques plus simples d’accès et tout aussi efficaces 😀
Salut JYP,
Tu te lances dans des explications d’un très gros projet de mémorisation… Attention !!! 😀 A priori ton point de vu semble troubler certaines personnes.
Ce que tu dis est clairement faisable mais il faudrait insister sur le fait que cela demande beaucoup de travail mais surtout énormément de régularité.
Pour répondre à François je ne pense pas que JYP ai la prétention de remplacer en quelques articles la formation de médecine. On parle ici uniquement de mémoire sémantique (symptôme/maladie). Pas de diagnostic ni d’interprétation … ce n’ai pas pour rien que de cursus de médecin dure 8 – 12 ans (voir plus)…