Mémoire

Comment être sûr d’avoir bien mémorisé ?

Ecrit par Jean-Yves Ponce

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A chaque fois c’est la même chose : vous apprenez des choses, vous écoutez des choses, mais comment pouvez vous être sur d’avoir bien mémorisé ? Comment pouvez-vous savoir que dans une semaine il en restera quelque chose ?

La même galère, encore et toujours. Vous écoutez des vidéos, vous êtes là, vous avez l’impression de tout comprendre, de tout retenir parce que c’est passionnant. Seulement voilà, une semaine après, vous n’en retenez que quelques bribes.

A l’autre extrême, vous passez du temps à voir et à revoir, à mémoriser des choses importantes. Vous y passez tellement de temps que vous n’en avez plus pour le reste. Vous voulez être sûr(e) d’avoir bien mémorisé. donc vous y mettez les moyens. Vous n’avez pas envie d’oublier.

Ces deux approches vous sont nuisibles.

Vous perdez du temps, mais le plus important : vous perdez de l’énergie. La motivation de continuer. Car si vous répétez sans cesse ce processus pour arriver aux mêmes résultats, vous pouvez être sûr que votre cerveau trouvera les moyens pour vous rendre paresseux(se). A terme, cela donne la procrastination.

Alors comment faire pour acquérir cette certitude ? Bonne nouvelle, j’ai la réponse dans les lignes qui suivent.

 

Pour vraiment apprendre, arrêtez d’étudier et passez à la phase de test !

Certains adorent les romans, les trilogies, la science-fiction, etc. Moi, mon truc, c’est les articles scientifiques. C’est comme ça. Et dernièrement, je lisais une étude très étonnante sur le New-York Times qui révélait une expérience qui va vous intéresser.

Comment vraiment apprendre ? (article en anglais)

Pour celles et ceux qui ne sont pas super à l’aise avec l’anglais et/ou qui n’ont pas le temps de la parcourir en intégralité, je vous en fait le résumé ci-dessous.

4 groupes d’étudiants. 1 sujet à apprendre.

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Le groupe 1 lit très attentivement le sujet en une seule séance.

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Le groupe 2 utilise le mind mapping après la séance d’étude (retranscrit en map le maximum de choses de la séance d’études)

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Le groupe 3 procède à un exercice de restitution (retranscrit sur papier le maximum de choses) après la séance d’étude

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Le groupe 4 procède à plusieurs lectures du même sujet dans la même séance (apprentissage par répétition)

 

Tout de suite après la séance d’étude, on a demandé à ces 4 groupes de restituer un maximum de choses du cours en utilisant la méthode de leurs choix. Les résultats ont montré que ceux qui avaient choisi le mind mapping pour restituer tout de suite ce qu’ils avaient retenu du cours étaient ceux qui restituaient le mieux, car ils intégraient plus de détails. Ceux qui faisaient le moins bien évidemment, ce sont ceux qui lisent en une seule fois (même à fond).

 

Le mind mapping est-il vraiment ce qu’il y a de mieux ?

Et bien il semblerait que NON. Une semaine après ce test, on a cherché à tester les connaissances mémorisées des 4 groupes de travail en leur posant des questions. Les praticiens du mind mapping n’arrivent qu’en 3e position !

learning testing

 

“Concept mapping” est le groupe utilisant les mind maps. “Repeated study” est le groupe de l’aprentissage par coeur, et “retrieval practic”e est le groupe qui s’est entrainé à se tester et à procéder à des exercices de restitution. Les % sont le taux de réponses justes sur les tests une semaine après.

 

Pourquoi ces résultats ?

Aucune des méthodes citées n’arrivent à un taux de restitution de beaucoup plus de 60%. C’est d’ailleurs dommage, j’aurai aimé voir un groupe utilisant les techniques de mémorisation que j’enseigne pour voir !

Mais il existe une différence de taille entre ces 4 groupes :

Lorsque vous arrêtez d’apprendre de façon passive et que vous vous livrez à un auto-contrôle de vos connaissances en vous posant des questions sous forme de quiz, en restituant ce que vous avez appris et en l’expliquant (comme si vous l’enseigniez par exemple) votre cerveau change la façon dont vous accédez à votre information mémorisée. Vous avez toutes les peines du monde à y avoir accès, car cela vous demande bien des efforts. Vous avez même l’impression de ne rien apprendre, mais en le faisant, votre cerveau “pratique” ce qu’il apprend et il progresse comme un forgeron.

En utilisant l’apprentissage par coeur, les maps, ou une seule étude du sujet (les 3 autres groupes) votre cerveau ne fait que mémoriser, sans pratiquer. Vous avez des facilités de restitution au début, mais au contraire du forgeron débutant à la peine (mais qui pratique), votre façon de travailler n’est qu’une “photo prise sur le moment” et qui ne reste que théorique.

C’est pourquoi celui qui galère, mais qui pratique en se testant, retient mieux que celui qui a un taux de restitution (et de confiance) élevé mais dont les informations s’effacent avec le temps.

 

Ce que vous pouvez faire pour apprendre réellement 

Ne mettez pas l’accent sur le stockage des informations. Votre mémoire n’est pas celle d’un ordinateur. Mais commencez à “pratiquerdès votre session d’étude terminée. Comment faire ? Déjà restituez le maximum de choses que vous avez retenu. Ne visez pas la quantité des détails mais leur qualité.

Une façon d’y arriver est de passer le test du petit Norbert qui vous évitera de passer pour un guignol et qui augmentera votre expertise.

Une autre façon de mieux apprendre est de demander à quelqu’un de vous créer un petit questionnaire sur ce que vous avez étudié. C’est bête comme chou, mais qui fait encore ce genre de test de nos jours ?

Qui ? Quoi Où ? Comment ? Pourquoi ? etc.

Et surtout, si vous voulez devenir un forgeron habile et non rester un débutant qui a toutes les peines du monde à apprendre, il va vous falloir faire cet exercice à plusieurs reprises. Vous voulez vous tester ? Commencez par restituer cet article là tout de suite sur une feuille, sans l’avoir sous les yeux.

A votre avis, comment pourriez-vous faire pour augmenter ENCORE la qualité de votre mémorisation ? Partagez-vos idées ci-dessous, dans les commentaires.

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30 Commentaires

  • Bonjour,
    C’est une technique que j’utilisais quand j’étais étudiante une fois rentrée chez moi après les cours. Je prenais un cahier et j’essayais de ressortir un maximum de choses de ce que j’avais appris. Mais je ne pensais pas que c’était une véritable technique, pour moi c’était juste un moyen de voir quels points m’avaient plus ou moins marqué pour ensuite les reprendre.

  • bon je suis heureux de voir que je ne suis pas le seul non scientifique à lire des articles scientifique, je ne suis donc pas bizarre, merci !

  • Ah… Quelques temps que je n’étais plus venu sur Potion de vie et qu’est-ce que je vois ? Un article écrit sur la question que je t’ai posé par e-mail. Elle est pas belle la vie ? 😀

    Maintenant je comprends pourquoi en biologie je crois connaître alors qu’en réalité ce n’est pas le cas : parce que je ne mets pas suffisamment mes connaissances en pratique d’examen.

    Merci Jean-Yves ! 🙂

  • Bonjour,

    merci très intéressant comme d’habitude.

    Et pourquoi pas rassembler les 4 méthodes citées dans l’étude et tes techniques de mémorisation ?

    Qu’en pense-tu ?

      • J’ai une idée :
        Jour 1 : _ Lire deux trois fois le sujet
        _ Tester ses connaissances tout de suite après
        Jour 2 : _ Relire le sujet
        _ Utiliser tes techniques de mémorisation
        _ Re-tester ses connaissances
        Jour 3 : _ Faire des mind maps des techniques utilisées pour le sujet
        _Re-tester ses connaissances
        Jour 7 : Test final des connaissances

        Les mind maps pouvant être utilisé comme “fiches”.
        Je pense que là, nous sommes sûr d’avoir compris, appris ET mémorisé le sujet.
        Qu’en dis-tu ?

        • Il y a effectivement tout une méthode à créer, et le projet me tente bien, mais en attendant j’ai SYNAPSE 🙂
          Je garde cela dans un coin de ma mémoire cependant, car l’idée est vraiment excellente

  • Bonjour,

    L’article est intéressant mais je ne comprends pas en quoi le mind mapping serait plus une méthose plus passive que la restitution sous forme de texte?

    • La méthode n’est pas passive, c’est juste qu’elle reste moins bien en mémoire apparemment car en l’utilisant tu ne fais que restituer de l’information. Lorsque tu te forces à faire une restitution ET à te tester, ton cerveau cherche à “combler les manques” et à utiliser l’information pour l’expliquer, la rationaliser. La démarche est légèrement différente, mais les effets sur la mémoire semblent assez importants une semaine après, d’après ces études.

      • Bonjour,

        Je sais que cet article date et peut être que la remarque a déjà été faite mais ta traduction n’est pas tout à fait correcte ou alors tu t’es juste mal exprimé! En tout cas, le groupe qui a utilisé le mind mapping ne l’a pas fait après la lecture comme tu le laisses entendre mais bien “pendant” la lecture et la nuance est importante!
        Ce que l’étude essaie de démontrer (d’après ce que je comprends) c’est que si l’on veut mémoriser quelque chose, il faut mettre de coté son bouquin et essayer de se rappeler ce qui a été lu.
        C’est la grosse difference entre le groupe de “retrieval practice” et les 3 autres où à aucun moment le livre n’a été mis de coté (d’ailleurs le groupe de “repeated studies” ne signifie pas qu’ils ont étudié par coeur mais que le texte a été relu plusieurs fois).
        Le mind mapping serait donc, d’après mon opinion, tout aussi efficace si élaboré sans “tricher” sur le bouquin. Certes c’est plus compliqué mais c’est là l’un des autres points importants sur lesquel insiste cette étude. “Si l’apprentissage est facile, c’est qu’il n’est pas bien fait”.

        • Salut Rémy et merci pour ton message et ton analyse ! Je me suis mal exprimé, c’est vrai, j’aurai du corriger. Merci pour ta mise au point qui était nécessaire, c’est vrai, après relecture. A un moment je voulais remasteriser tous les articles, mais avec tous les projets en cours, je n’ai pas toujours assez de temps pour le faire. Heureusement, c’est grâce aux commentaires comme le tiens que Potiondevie s’améliore, alors encore une fois merci 🙂

    • Salut Joker et merci pour le partage, c’est super !
      Je vais voir cet incremental reading, de plus près, je vois qu’ils fonctionnent comme avec les flashcards traditionnelles à première vue, j’ai envie de pousser le truc un peu efficace mais en restant aussi simple

  • Etant moi-meme étudiant, je dois dire que c’est une technique que j’utilise majoritairement pour apprendre efficacement mes cours. Je lis une fois puis j’essaye de restituer le maximum de connaissances, je relis une seconde fois puis nouvelle interrogation, puis relecture etc.. (je fais cela environ 3-4 fois). Neanmoins si des difficultés a mémoriser certaines connaissances persiste, j’utilise alors les associations “connaissance-image” puis ultime interrogation. Je termine par une courte mind map afin de consolider tout ca et pouvoir reviser rapidement. Ca combine pas mal des techniques decrites et c’est diablement efficace pour moi. C’est une methode que j’ai toujours appliqué depuis mon plus jeune age et cela avant meme de connaitre la moindre technique de memorisation et d’entendre parler de potion de vie 🙂

  • Oui je m’y suis toujours tenu dans la mesure ou j’ai essayé de travailler differemment mais ce fut un echec lamentable avec pour consequence une baisse de mes resultats. J’ai aussi remarqué que s’interroger sur ses connaissances permet de développer un meilleur esprit critique ainsi qu’une meilleure attention en cours dans le sens ou meme en plein cours on se demande: qu’est-ce que le prof a dit ? Comment je peux le reformuler avec mes mots ? Suis-je capable de refaire tel demonstration, etc.. ? Ma méthodologie m’a permis d’etre bon dans toutes les matieres aussi bien scientifiques que litteraires. Cependant les matieres demandant un certain coté creatif comme les epreuves de dissertation sont un peu plus difficiles a aborder, mais je m’en suis tiré avec des notes tout a fais honorable pendant mon parcours scolaire (meme en philo avec de solides connaissances on peut reussir !). Ma methodologie m’a permis de decroché mon bac S avec mention bien l’année derniere et je suis actuellement en premiere année de médecine. Et puis a ne pas oublier pour quiconque voulant ameliorer sa memoire: le sommeil, a mon gout trop souvent negligé !

  • Salut JY

    Je crois qu’il y a une erreur car tu écris
    “Le groupe 2 utilise le mind mapping après la séance d’étude (retranscrit en map le maximum de choses de la séance d’études)”
    alors que l’article parle de faire le mind map avec l’info sous les yeux (with the passage in front of them)

    l’exercice de restitution se fait bien après l’étude (Without the passage in front of them)

    Je pense qu’on peut efficacement combiner les deux (un peu à la manière de Brice) :
    – faire un mind map pendant l’étude (ce sera notre connaissance à garder en mémoire)
    – après l’étude, faire une restitution du mind map (le mind map devient ton questionnaire)

    • Salut Julien, l’essentiel étant de tester ses connaissances sans rester passif. Après cela, à titre personnel, je pense que l’efficacité du moyen utilisé dépendra avant tout des affinités de chacun.

      Certains n’aiment pas les minds maps, et préfèrent les listes point par point par exemple.

  • D’ailleurs j’ai remarqué que je retiens les cours de Cousera très simplement grâce aux tests à chaque leçons. Je les refais de temps en temps, en m’expliquant pourquoi cette réponse et pas une autre (pour éviter de cliquer sur les bonnes réponses juste par mémoire, et donc ne pas pratiquer).
    J’utilise aussi les Mindmaps lorsque je sens que ça peut être utile, et évidemment les techniques de mémorisation pour les noms, définitions, formules, etc.

    Ca fonctionne bien, j’ai une moyenne de 82% sur le cours “Think Again”, avec des erreurs de compréhension (c’est en anglais !).

  • Bonjour,

    Voici mon apport :

    Le papier est intéressant. Un rapport peut être trouvé ici : http://www.physics.emory.edu/~weeks/journal/karpicke-sci11a.pdf
    Une critique ici : http://www.sciencemag.org/content/334/6055/453.3.full.pdf
    Et la réponse ici : http://www.sciencemag.org/content/334/6055/453.4.full.pdf

    Résumé de la critique :
    L’article est peu clair sur la maîtrise du concept mapping des sujets (25 min d’entrainement sans feed backs de l’experimentateur) alors que les recherches passées semblent montrer que c’est un apprentissage qui prend du temps mais qui a un apport significatif sur le long terme, alors que tenter de se souvenir du plus de choses possibles, pas besoin d’entrainement car c’est une activité assez répandue. Selon les critiques une semaine de delai n’est pas suffisant, rien nous dit que le concept mapping ne permet pas de mieux se souvenir après une periode plus longue.(au fait il s’agit bien de concept mapping, pas de mind mapping )

    Réponse à la critique :
    -Les auteurs de la critique ont déjà écrit que le concept mapping peut s’apprendre en 50 min
    -certaines expés cités par les auteurs de la critique n’ont pas de condition contrôle.

    Je trouve cela toujours étrange de vouloir mesurer la qualité des techniques d’apprentissages comme si elles étaient indépendantes du contenu à apprendre et des différences interindividuelles. Elles s’intéressent aussi rarement à la motivation et accordent une phase d’apprentissage qui se compte en minutes. Pas étonnant que les méthodes non classiques (méthodes des lieux et autres méthodes basée sur l’imagerie mentale, mindmapping et conceptmapping) peinent à être reconnues à leurs juste valeur.

    Cette (grosse) étude de 2013 fait la même erreur : http://psi.sagepub.com/content/14/1/4.full.pdf+html …ils disent clairement que c’est ce qu’ils cherchent, des méthodes efficaces pour tout le monde et tout le temps. Je vois ces études comme une perte d’énergie. C’est sans surprise qu’elles convergent vers le dénominateur commun de l’apprentissage : la répétition…et on applaudit bien fort….comment faire plus conservateur que ça ?

    Il me parait complètement évident que l’apprentissage efficace résulte d’une compréhension et d’une maîtrise d’une multiplicité de techniques, ce qui permet ensuite de faire les bons choix au bon moment. C’est pas demain la veille que ça fondera un axe de recherche, vu les thunes que ça coûterait et les problématiques expérimentales engendrées.

    • Non par contre, on peut envisager une méthodologie d’apprentissage qui allierait les 4 (enfin plutôt les 3, laissons de côté le côté purement répétitions)

      Merci pour ton commentaire fort instructif et fort détaillé, merci d’apporter à la qualité de ce fil de discussion, c’est un plaisir 🙂

  • Merci à vous de m’avoir fait prendre connaissance de cet article (et à Jeremy donc).
    Je suis content de voir que mon message vous intéresse.
    Votre idée serait de faire apprendre et de faire utiliser une combinaison de 4 (ou 3) méthodes pour un seul et même contenu ? Mais comment opérationnaliser cela dans une étude scientifique ? Il y a la phase d’entraînement qui est certainement longue, et mettre en place une condition contrôle me semble difficile, comment montrer que c’est bien une multiplicité de techniques qui est efficace ? Il faudrait au moins 3 conditions contrôle (3 groupes ayant appris 2 techniques seulement), non ? ça demande beaucoup de temps et beaucoup de sujets. Ou alors on fait apprendre à un ensemble de sujets 3 techniques, et on les “prive ” d’utiliser certaines méthodes pour certains contenus pour voir ce que ça donne, ce serait moins couteux. Enfin bon, même là c’est un casse tête, c’est difficile d’empêcher vraiment une méthode (des concepts maps peuvent se transformer bizarrement en mind map, les méthodes d’imagerie mentale sont peut-être difficiles à réprimer chez un sujet entraîné et impossible à détecter s’il l’utilise ou pas) . Enfin bon, c’est un vrai casse tête, si vous avez des idées je prends.

    • Oui, c’est surtout un problème de temps pour créer un tel contenu si on veut le faire sérieusement, et comme je suis seul sur Potion de vie et que ce n’est pas un projet prioritaire, ca risque effectivement de pas être pour tout de suite

  • Très intéressant ! 😉 La mémoire est tellement importante aujourd’hui… C’est même primordial dans notre société actuelle !

  • pour moi la meilleur façons de memoriser est de bien comprendre le cours ou l’article en question et puis de le reconstituer dans une mind map; cette reconstitution va jouer le role du test !!!

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