Créativité Mémoire

Comment Quentin a réussi sa fac d’Histoire avec une méthode unique

fac d'histoire
Ecrit par Jean-Yves Ponce

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A la fin 2013, Quentin était venu sur Potion de vie car il cherchait un moyen de réussir ses examens de fac d’Histoire. Des centaines de dates précises à apprendre, et aucune chance d’y arriver en apprenant par coeur plus de 200 dates.

J’ai donc proposé à Quentin une méthode aussi originale qu’efficace que vous allez découvrir ci-dessous.

Grâce à ma méthode, Quentin a terminé 2e de sa promo, ce qui évidemment un excellent résultat ! Je le remercie pour m’avoir fait confiance !

Pour l’occasion, je lui ai posé quelques questions dans une mini interview ci-dessous, il vous dira exactement comment il a fait. Vous allez voir, c’est aussi simple qu’amusant !

Quentin, qu’avais-tu besoin de mémoriser exactement pour ta fac d’histoire ?

“Mes études d’Histoire me demandent de comprendre les différentes sociétés avec leurs politiques, leurs guerres, leurs lois de l’époque et plein d’autres choses. C’est très intéressant, mais cela demande d’apprendre de nombreuses dates, c’est à dire des données brutes et difficiles à retenir sur le long terme. Si on veut bien approfondir ses cours, il est important d’en connaitre beaucoup pour comprendre le contexte de ce qu’on étudie. ”

Avec Jean-Yves je m’étais fixé l’objectif de retenir 200 dates en un peu plus de trois mois. 

(Nd JY : pour info mon défi consistait à mémoriser 100 dates de l’Histoire de France en vidéo).

Qu’est ce que tu t’es dit quand tu as su que tu avais tout ça à mémoriser pour la fac d’histoire?

“Le nombre conséquent de dates ne m’a pas démotivé, mais j’arrivais déboussolé en fac, avec peu d’expérience sur comment s’organiser pour travailler efficacement, et déjà je voyais une montagne de travail qui m’attendait.

Je percevais l’apprentissage de dates comme un fardeau, quelque chose qui me ferait perdre du temps, qui me retarderai, tout ça pour tout oublier quelques jours après l’examen.

Alors comment as-tu fait pour mémoriser toutes ces dates ? Comment tu t’y es pris ?

Au départ, j’ai pensé que reprendre les moyens mnémotechniques comme les palais mémoriels pouvait être une bonne idée. Cela dit, je me suis rapidement rendu compte que les palais étaient trop petits pour tout ce que j’avais à apprendre et qu’il y avait un risque important de redondance. Toutefois le dominic system me paraissait incontournable.

(ND JY : le dominic system est un système de mémorisation basé sur les chiffres enseigné dans mon livre : Napoléon joue de la cornemuse dans un bus)

Jean-Yves m’a alors aidé à mettre en place un autre moyen d’apprendre un grand nombre de dates : le système des cartes.

Le principe est simple : je peux voir mentalement et de manière très rapide la carte correspondant à une date.

Je me suis donc confectionné des cartes inspirées du jeu Magic et j’y ai mis tous les éléments nécessaires pour apprendre la date de manière correcte.

Tout est basé sur des moyens mnémotechniques qui me facilitent considérablement la tâche. Par exemple, si le fond de carte est rouge, cela correspond à une guerre. S’il est noir je retiendrai que c’est un événement majeur comme une catastrophe. Comme c’est assez technique à expliquer (mais simple à réaliser !) le mieux est de vous montrer une des mes cartes :

 

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 (ND JY : ce système est utilisable pour toutes les matières à apprendre. Quentin avait bâti son système suite à son défi posté dans le forum).

Quelques exemples de cartes de Quentin (cliquez pour agrandir)

21 - Rédaction des lois saxonnes12 - Hérodote

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Est ce que tu as eu des moments difficiles où tu as douté  au cours de ces 3 mois ?

Les moments difficiles ont surtout été au début. Malgré mon enthousiasme, je devais me construire une bibliothèque d’images, réviser mon PAO (système enseigné dans NJCB), et prendre des repères pour pouvoir créer des cartes rapidement. Cela m’a demandé du travail qui n’était pas en lien avec ce que j’apprenais.

Un autre moment qui n’a pas été facile est celui où j’ai du me creuser la tête pour trouver une image m’évoquant de manière efficace un nom compliqué. Convertir en image des noms de bataille comme celle de Zusmarschausen ou celle de Stadtlohn n’était au départ pas évident du tout ! Surtout que j’esquivais ces dates qui finissaient par s’accumuler au fil du temps.

Avec de l’entrainement j’ai compris qu’il y avait toujours un moyen de s’en sortir. Pour la bataille de Stadtlohn, j’ai par exemple pris les 4 première lettres qui m’évoquent un stade. C’était suffisant !

Je n’ai jamais douté du système de cartes.

Ce qui me plait le plus, c’est que je me suis littéralement marré à faire ces cartes ! 

Si certaines fois j’ai du me casser la tête pour trouver des associations imagées, le plus souvent je me marrais intérieurement (ou ouvertement !) en imaginant les scènes que je créais.

Ribéry volant sur un condor ou bien Gandalf faisant du rap avec des lunettes de soleil, je trouve ça très fun !

Quel conseil donnerais-tu aux étudiants de fac d’histoire qui ont énormément de choses à apprendre ?

Ce défi m’a permis d’apprendre beaucoup sur la manière de travailler.

Le plus important selon moi, c’est de diviser son travail.

Apprendre 200 dates qui sont souvent compliquées, c’est loin d’être évident. Cela dit, en apprendre seulement 3 par jour, c’est beaucoup plus accessible. Plus le travail est divisé, plus c’est facile de se mettre à la tâche, et plus on voit sa progression. Probablement personne ne serait capable de retenir 100 hiéroglyphes en une journée.

Donnez vous environ un mois en apprenant 3 hiéroglyphes par jour et vous réussirez. Et si vous n’y arrivez pas, vous aurez toujours plus appris en 5 ou 6 jours qu’en ne vous y mettant pas.

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Ce qui m’a causé le plus de tort est mon côté perfectionniste. Je voulais des cartes parfaites (elles sont belles n’est-ce pas ??) avant même de savoir comment m’y prendre. Si Jean-Yves ne s’était pas autant impliqué dans ce défi, j’aurai sûrement abandonné car je mettais trop de temps pour faire mes cartes au début.

Etre perfectionniste est un luxe que 90% des gens ne peuvent se payer dès le début.

Pour reprendre un dicton sur le site : C’est en forgeant que l’on devient forgeron. J’aurai du faire des cartes minables au départ, et m’améliorer au fil du temps plutôt que de me casser la tête des heures pour savoir comment s’y prendre pour en faire une seule.

Je recommande l’usage de ce type de cartes à tous les étudiants devant apprendre des données courtes et brutes. Ca peut très bien être des formules chimiques ou de maths, des distances entre les planètes, des noms compliqués, des lois…

Vous avez juste à reprendre le principe et l’adopter à votre sauce !

Je tiens à remercier Quentin pour avoir répondu à mes questions et pour avoir partagé quelques unes de ses cartes. Ce système est ultra intéressant évidemment pour les étudiants mais aussi pour tous ceux qui ont envie de mémoriser des cours ou des informations à très long terme !






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41 Commentaires

    • Beau résultat d’une belle collaboration !
      Ca me serait bien utile de maîtriser une telle technique …
      Un grand bravo à tous les deux

  • C’est impressionnant, au début de l’article quand on nous annonce la thématique on n’imagine pas que cela “va être aussi facile” de mémoriser ces dates, d’autant plus qu’il faut ajouer à cela il y a la description de celles-ci.

    Bravo pour cette méthode et pour avoir aidé un étudiant qui plus est. 🙂

  • Très bonne article en effet, mais avec quel logiciel à t-il créé ses fameuses cartes ? Et au bout de combien de temps va-il oublier ce qu’il a appris?

  • Bonjour,

    Effectivement, la technique est efficace. Il vaut mieux avoir du temps devant soi pour se préparer… En tout cas bravo. Il serait intéressant de comparer la technique du 1er, non ?

    Par curiosité.

    Bon courage pour la suite, et merci JY pour Napoléon !!!

    • J’ai dit à Quentin que j’étais déçu qu’il n’ait pas été premier ! 🙂 Bon en rigolant bien sur, car sa performance reste exceptionnelle.
      La technique du premier, oui ce serait cool, même si je suspecte le passionné d’Histoire ou le gars qui ne fait que cela

    • Je pense que je suis celui qui s’en sort le mieux avec les dates. Cela dit l’histoire demande aussi d’avoir un esprit critique et une certaine qualité d’expression. Des étudiants sont meilleurs que moi dans ces domaines ! 🙂

  • Bravo Quentin et super le principe !

    Pour la couleur des cartes, j’ai pour ma part un système mémo-technique différent, pour tout ce qui est date et chronologies:

    1) le noir et le gris pour les périodes avant l’histoire:
    – noir : temps “géologiques” (depuis -13,7 e9),
    – gris : préhistoire

    2) puis des couleurs non primaires ou secondaires
    – rose : antiquité (parce que je trouve que le rose leur va bien…),
    – marron : moyen-âge (époque “boueuse” dans mon esprit)

    3) enfin, les couleurs primaires et secondaires pour les temps modernes et l’époque contemporaine, dans l’ordre spectral électromagnétique inverse (par énergies croissantes et longueurs d’onde décroissantes) :
    – rouge : 16è (renaissance),
    – orange : 17è,
    – jaune : 18è (lumières),
    – vert : 19è (dont le naturalisme),
    – bleu : 20è
    – et pour finir violet : 21è

    • J’utilise des couleurs par thématique et non par époque car je dois retenir des dates souvent techniques et qui concernent une multitude de domaines, c’est plus simple pour moi. Cela dit ton système de couleur marche très bien aussi !

  • Super, j’attendais que cet article paresse !
    Je conseille vivement à tous ceux qui n’ont pas suivi le projet de lire le topic sir le forum, c’est très intéressant.

    Encore bravo à vous deux.

  • Ce fût un plaisir de répondre à tes question Jean-Yves.
    La méthode des cartes est très prometteuse et je pense qu’il y a encore moyen de l’approfondir et de la customiser au maximum !

  • Wow, super la technique ! Ça donne vraiment envie d’apprendre ! Je suis perfectionniste donc je comprends complètement le souhait d’avoir de jolies cartes. Je me dis toutefois que le temps passé dessus n’est pas perdu car en se concentrant dessus, on mémorise mine de rien (enfin, en ce utile me concerne quand je fais mes fiches en tous cas).

    Dommage que cette méthode ne soit pas transposable aux conventions médicales, aux contentieux, à la prescription d’actes paramédicaux ou encore au fonctionnent de la caisse vieillesse. Ça m’aiderait bien vu que ce sont des cours d’une matière qui ne me passionne guère à la base et qui en plus me sera peu utile dans mon boulot à venir. Tous les apprentissages ne peuvent pas être aussi fun !
    Il n’y a ni chronologie, ni processus ni logique. Juste du blabla.

    • Tu as raison, le fait de créer les cartes te fait déjà les mémoriser en fait, ce n’est pas du temps perdu en fin de compte. En ce qui concerne tes cours (qui ont l’air pénibles j’avoue :p ) il y a moyen d’utiliser une technique similaire. En fait ca peut être même plus simple si tu n’as pas besoin de chiffres.
      Quentin a du utiliser un dominic system qu’il maitrisait bien pour pouvoir mémoriser ses dates. Toi tu as juste du “blabla”. C’est du blabla difficile, mais plus rapide à transposer en cartes à jouer (et non en fiche de révision qui ne contient que du texte).
      Commence par regrouper tes types d’informations :
      Toi tu as les conventions (cartes bleues on va dire)
      Les contentieux (cartes rouges on va dire)
      les prescriptions d’actes (cartes blanches)
      La caisse vieillesse (carte noire)

      Ensuite, tu dois trouver des petites images pour symboliser les choses que tu dois absolument mémoriser comme l’a fait Quentin pour retenir les noms très compliqués.
      Une grosse image au centre pour illustrer ton concept, cette grosse image est très importante car elle donne vie à ce que tu cherches à mémoriser.

  • Bonjour Jean-Yves, bonjour à tous,

    il me semble qu’on ne peut plus accéder au sujet sur le forum via le lien de ton article…

    Quentin, envisages-tu d’exploiter tes cartes pour en faire un “jeu” commercialisable par exemple ? Je me doute qu’il y aurait un travail conséquent de remaniement derrière liés aux problèmes de droit à l’image mais je pense que ce type de produit pourrait avoir un grand succès en France et pas seulement pour les étudiants en histoire mais pour tous ceux qui souhaitent simplement enrichir leur culture générale.

    • Salut Aurore, le forum avait un petit problème ce matin, mais le lien est de nouveau valide 😉

      Et pour répondre à ta question, je pense effectivement créer un jeu avec une méthode de travail derrière. Je pense plus particulièrement à la médecine, car j’ai beaucoup de demandes en ce sens, mais j’ai besoin d’un point de départ. La plupart des étudiants me fournissent bien volontiers leurs cours en entier, mais moi j’ai besoin plutôt des fiches de révision qui me permettraient de voir ce qu’il faut retenir exactement.

  • Merci pour ta réponse Jean-Yves ! Et le rétablissement du lien vers le forum.

    Du coup, si tu décides de travailler sur la médecine plutôt que sur l’histoire, les cartes de Quentin vont-elles restées inexploitées (même si elles lui auront bien servi pour son examen) ?

    Si Quentin ne donne pas suite au superbe travail déjà effectué, peut-on lui proposer de s’inspirer de ses réalisations (en lui demandant ses cartes) et en faire un produit utile à d’autres ?

    • En ce qui concerne Quentin la démarche est personnelle : c’est ses images à lui, ses codes à lui, ses associations. Il y a peu de chances pour que cela soit aussi efficace pour toi. Si tu prends une de ces cartes tu te rendras compte qu’elles sont très personnelles et qu’elles ne peuvent guère être utilisées par d’autres (sauf pour le nom de l’événement à la limite).

    • Salut Aurore !
      Je pense que commercialiser ou même partager gratuitement mes cartes n’aurait aucun sens. Comme l’a dit Jean-Yves les cartes sont très personnelles, il faut savoir qu’au moins la moitié de mes cartes comportent des histoires incluant des gens que je connais. Ces cartes ne seraient compréhensibles par personne d’autre ! Il faudrait que tout le monde apprenne mon PAO et que tout le monde connaisse aussi bien que moi les proches que j’utilise dans mes histoires.
      C’est assez frustrant de faire toutes ces cartes pour qu’elle ne puisse servir qu’à une seule personne mais ce qui fait l’efficacité de la méthode c’est justement le travail personnel.
      L’Arctique est plus proche de nous car son nom ne contient que deux syllabes et avec cette logique l’Antarctique est le pôle le plus loin car le mot en comporte quatre. Ce moyen mnémotechnique visant à retenir le nom des deux pôles peut marcher pour beaucoup de gens. Si je te dis que Paul, comme à son habitude, essaye de mordre Laurianne de 1ère S qui est en train de dormir il n’y a que moi qui pourra m’imaginer la scène. 🙂

      • Merci pour vos réponses Jean-Yves et Quentin ! J’ai tout de même le sentiment que l’on peut adapter un travail personnel au grand public.

        Les prénoms ne sont que des options. Mais dans l’exemple que tu me donnes, je connais effectivement un Paul. Alors pas de Laurianne mais je la remplace par une Laureline. Et hop ça fonctionne non ?

        Alors je suis d’accord que le principe de le plupart des techniques de mémorisation est de s’approprier des connaissances en imaginant les choses à partir de notre propre vécu.

        Mais j’ai essayé d’apprendre les cartes mentales d’une amie pour des cours d’histoire et bien que celles-ci soient également personnelles, après que mon amie m’ait brièvement expliqué ses cours, j’ai pu me servir de ses fiches de mind mapping pour mémoriser.

        Je pense qu’une adaptation de tes cartes Quentin serait nécessaire mais je me demande quand même s’il ne serait pas possible d’en faire quelque chose de généralisable.

        Serais-tu éventuellement d’accord pour m’envoyer un certain nombre de cartes (en me les scannant par exemple) d’une période ou d’un thème pour tenter l’expérience ? Je te soumettrais alors une proposition que j’aurais bien sûr testé en tâchant moi-même d’apprendre à partir de cette adaptation (j’ai une culture générale honteusement très limitée). Et tu me dirais ce que tu en penses ? Idem pour Jean-Yves si cela l’intéresse.

        Désolée pour mon insistance, je comprendrais tout à fait que vous m’envoyiez gentiment paître 😛

  • Bonjour Jean-Yves et Quentin,

    C’est méthode est fantastique !!! Cela m’intéresse pour réviser mes cours de langues en Allemand et en Anglais. Je dois dois également apprendre par coeur une présentation de 3 mn dans ces 2 langues. Je sais pas encore comment je vais mi prendre :-/

    J’ai également voulu télécharger “magic set editor”, mais sur les Mac c’est pas possible il faut avoir Windows re :-/ Existe-il des logiciels similaires pour Mac ?

    Encore un grand bravo à vous et surtout merci !!!
    Séverine.

    • Salut Séverine, je ne pourrais pas te renseigner pour les logiciels je connais très mal Mac. Tu peux créer des cartes avec l’équivalent de paint, ça ne prend pas forcément beaucoup plus de temps. Surtout qu’au départ l’intérêt n’est pas d’avoir des cartes jolies mais seulement des cartes efficaces !

  • Bonjour

    comment a t-il fait pour ajouter des petites images au niveau du texte , j’ai télécharger le logiciel mais je n’arrive pas à ajouter les toutes petites images
    merci

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