Confiance en soi Mémoire

Les effets du stress sur votre mémoire et comment y remédier

Ecrit par Jean-Yves Ponce

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Votre stress et votre mémoire sont liés. Lorsque votre niveau de stress est trop grand, vos émotions prennent le pas et obscurcissent votre mémoire sémantique (celle où sont stockées vos connaissances sur le monde, pour plus d’informations consultez l’anatomie de vos mémoires).

C’est ce qu’il se passe lorsque vous avez une échéance importante qui approche (exemple typique d’un examen) et que la panique s’empare de vous. Le jour J, le stress vous fait oublier des choses que vous pensiez pourtant maîtrisées. C’est l’effet “trou noir”. Le trou de mémoire.

Chacun ne réagit pas au stress de la même manière. Quelque chose peut être un détail pour vous (mais pour moi ca veut dire beaucoup) mais générateur de beaucoup trop de stress pour quelqu’un d’autre.

Par exemple, la présence d’un chronomètre qui tourne lorsque je mémorise des jeux de cartes me fait baisser mes performances de 40% environ, ce qui n’est pas rien.

D’autres augmenteront tellement les enjeux d’une situation que leur mémoire passera son temps à leur faire anticiper la douleur d’un échec. C’est ce que l’on appelle l’anticipation de la douleur. Et c’est ce qu’ont mis en avant les chercheurs Yerkes et Dodson.

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Pas assez de stress et votre mémoire sera victime de l’effet “ah oui c’est vrai !“. Quand vous le saviez mais que pour une raison inconnue vous n’êtes pas parvenu(e) à retrouver l’information sans que vous soyez stressé. Trop de stress et c’est l’effet “trou noir”. Vous oubliez tout simplement l’information.

Trop de stress et votre mémoire émotionnelle prend le pas sur votre mémoire de travail. Comme si elle “prenait la priorité”, vous déstabilisant en amputant vos performances.

 

L’urgence comme motivateur ?

Des enjeux trop élevés ne sont pas les seuls générateurs de stress nuisibles pour votre mémoire. Le sentiment d’urgence est également particulièrement nocif pour vos performances. L’urgence crée du stress : il ne reste plus que deux jours avant le rendu d’un dossier/rapport/devoir/examen important !

Et pourtant, malgré ses effets pervers, beaucoup continuent de travailler dans l’urgence. Pourquoi ?

Reprenez le diagramme de Yerkes et Dodson précédent.

Lorsque vous avez plein de temps disponible avant l’échéance, votre cerveau n’est pas assez stressé. Vous procrastinez, et lorsque vous prenez conscience que la date limite approche, le sentiment d’urgence vous stresse suffisamment pour vous mettre au travail. Vous passez directement à la dernière phase du diagramme sans passer par la case du milieu (ne touchez pas 20000 €).

Là encore, c’est la meilleure façon d’oublier des informations. Votre mémoire sera incapable de faire le tri entre les choses vraiment importantes et celles qui ne le sont pas. Vous serez désorganisé(e) car votre mémoire émotionnelle aura une fois de plus pris le pas sur votre capacité de raisonnement et votre bon sens.

Tu vas t'y mettre maintenant.

Tu vas t’y mettre maintenant.

 

La potion de non-vie

C’est trop bien, vous avez découvert le cocktail idéal pour de mauvaises performances au niveau de votre mémoire :

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Enjeux trop élevés

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Travail dans l’urgence

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Manque de sommeil (comme vu dans l’importance du sommeil pour votre mémoire)

 

Ces éléments fonctionnent un peu comme un cercle vicieux, sauf qu’ils ne sont pas forcément les conséquences les uns des autres. Ils peuvent arriver de façon croissante, et un peu tous en même temps.

C’est bien joli tout ça, mais comment savoir ce qui VOUS affecte le plus ? Et que faire pour y remédier ?

 

Comment trouver vos propres facteurs nuisible et y remédier ?

Vous devez avant tout être vigilant(e). Vous prendre en “flagrant-délit” de stress. Et observer, sans jugement, comment vous traitez la situation. Soyez votre propre espion(ne). Qu’est ce qui nuit à votre travail, votre mémorisation ? N’intervenez pas pour l’instant, observez simplement comment vous vous en sortez et ce qui perturbe le fonctionnement de votre mémoire.

Regardez également la façon dont vous “soulagez” votre stress.

Certains se rongent les ongles (ca c’est moi), d’autres mangent, d’autres se réfugient dans un excès de travail, font du shopping, regardent la télé, surfent sur le net (si si c’est un moyen de pacifier le stress !)

En quoi le fait de s’espionner soi-même est une solution ?

En fait, en vous auto-observant, vous allez “prendre du recul en temps réel“, ce qui va vous permettre de lever le voile sur des habitudes qui vous semblaient normales et de raisonner sans trop plein d’émotions.

Vous allez pouvoir relativiser les enjeux réels qui vous stressent pour les ramener à un niveau acceptable, vous allez voir arriver la mécanique du travail dans l’urgence avant qu’il ne soit trop tard car vous serez plus vigilant(e), et enfin vous ne serez plus pris(e) par surprise par stress car vous le verrez arriver (vos façons de le gérer agiront comme une “alarme” vous prévenant d’une situation trop stressante et nécessitant un remède de votre part)

Votre mémoire (et tout le reste de vos compétences cognitives) sera ainsi plus tranquille et se trouvera beaucoup plus performante.

En parlant des remèdes, l’un des premiers articles de Potion de Vie traitait déjà du stress et de ses remèdes ! Ca date !

Tout commence à mon avis par cette auto-vigilance quant à votre manière de gérer votre stress. D’ailleurs, puisque je faisais l’inventaire des façons de soulager son stress un peu plus haut, que faites-vous pour soulager votre stress ? Vous rongez-vous les ongles comme moi ? Ou êtes vous plutôt du type “procrastinateur” ? Ou encore autre chose ?

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19 Commentaires

  • Pour soulager mon stress, j’ai tendance à me lancer dans des projets irréalisables… et à les abandonner le lendemain.

    En ce moment, je tente une autre approche. Sachant que mon stress vient très souvent de ce que j’aurais dû faire et n’ai pas fait (étudier par exemple), je m’efforce de vaincre la procrastination. Au final, si à la fin de la journée, j’ai fais tout ce que je devais faire, je suis beaucoup moins stressé.

      • Salut !

        J’ai une liste de ce que je dois absolument faire, dans le détail. Et dès que je suis tenté de faire autre chose avant d’avoir fini ces actions prioritaires, je me projette quelques jours ou mois plus tard en imaginant ce que je penserais à ce moment là.

        ça marche beaucoup mieux que ce que je faisais avant pour me motiver (à savoir rien :D), mais ça reste encore très imparfait. J’ai souvent tendance à presque tout faire mais rarement tout.

  • Bonjour,

    J’ai beaucoup aimé votre article.

    Pour lutter contre le stress, j’établis un planning sur lequel j’y met les tâches à effectuer. J’ai souvent tendance à mettre trop de choses et ne plus avoir de temps pour moi.

    Lorsque je préparais mon bac en candidat libre, je travaillais 4 heures le matin et 5 heures l’après-midi. J’ai tendance à beaucoup travailler afin d’éviter d’être trop stressé le jour J. Travailler dans l’urgence me fait paniquer et ma mémoire flanche . Je ne me souviens plus de rien.

    Après le jour J, je suis moins stressé car je connais le sujet.

    Cordialement

    Emmanuelle

  • Et pour répondre à la question… Déjà je fais en tout premier la chose principale que je dois faire, même (surtout) si j’en n’ai pas envie.
    Je ne consulte pas mes mails avant d’avoir fait ça (sauf si ça me prend 2h et plus).

    Et puis… je chante, au moins une fois par semaine, soit dans un groupe soit dans un ensemble vocal. Et je compte pas les temps en voiture 😉 C’est fondamental pour bien oxygéner le cerveau !

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